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Borne de corvée du Bergot

Au bord de la route, en limite d’une propriété privée.

Auteurs

Patrimoine des Abers
L’association PATRIMOINE DES ABERS, à but non lucratif, oeuvre depuis 2006 pour recenser, inventorier, valoriser et faire connaître le patrimoine des communes de LANNILIS et…

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Définition d'une "borne de corvée"

Certaines voies, en particulier les routes royales devaient être entretenues par le biais des “corvées” (impôt en nature). Des bornes signalaient la portion de chemin incombant à chaque village.
La répartition des tâches était laissée au « général » des paroisses. La situation de la corvée était indépendante de la limite de la paroisse qui pouvait parfois se situer à plus de deux lieues de la route selon l’ordonnance de 1757 relative à l’entretien des grands chemins de Bretagne.
C’était au temps du duc d’Aiguillon commandant en chef de l’administration militaire de Bretagne de 1753 à 1768.
On peut lire sur la borne du Bergot : Tréménac’h 100 toises .
(une toise = 1,949 mètres environ) « Tréménac’h » = ancienne paroisse près de St Michel en Plouguerneau, supprimée à la Révolution.

 

 

 

 

 

(photo : Sauvegarde du Patrimoine de Lannilis)

Explication par Bernard LE BEC

La position actuelle de la borne du Bergot correspond à la limite de corvée entre Plouguerneau et Tréménech si l’on part de Lannilis à hauteur du manoir de Gorrequear avec les longueurs connues des tâches de corvée des paroisses. Il convient alors de diminuer de 260 toises soit 500 à 550 mètres environ la tâche de Plouguerneau sur cette route.

MAIS :

il y avait en cet endroit 2 bornes en vis-à-vis il y a encore quelques lustres, – les anciens du quartier comme ceux de la mairie s’en souviennent – et M. Nicolas ainsi que le père Albert Bossard l’ont écrit. Malheureusement l’autre borne, du côté nord de la route, a disparu sans même laisser trace de ses inscriptions…
La borne restante n’indique pas de tâche pour Plouguerneau, mais une longueur de “100 toises”, manifestement erronée en cet endroit pour Tréménech…

L’interprétation TREMEN ACH est envisageable, l’orthographe Tréménech – voir les cartes – pour désigner la paroisse étant de loin la plus fréquente à cette époque. Il est certain que les habitants du pays pagan, Guissény et Plounéour-Trez, « vocalisaient » menach au lieu de menech, et ainsi il leur est resté Coatmenach qui est en fait Coatmenech.

La borne présente un pied enterré taillé dont la géométrie correspond très exactement aux dimensions de l’encastrement du rocher portant la croix du Pont-Grach, ce qui est sans intérêt pour être plantée dans un talus comme actuellement. On sait par ailleurs que la croix sur ce rocher n’est pas en place depuis des siècles puisque l’on dispose de photos sans elle. Pure coïncidence ?

L’hypothèse du déplacement de la borne du Pont-Grach vers cet emplacement paraît donc la plus plausible même en l’absence regrettable de l’autre borne.

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