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Abbaye Notre Dame des Anges

Corniche de l'Aber Wrac'h 29870 Landéda - Situer

Site classé offrant des visites guidées plusieurs fois par an.

Horaires connus à ce jour :

Auteurs

Office de tourisme du Pays des Abers
Le Pays des Abers va vous étonner sûrement, vous charmer nous l’espérons, vous conquérir sans doute, par la diversité de ses paysages. Une sortie en…

Historique

L’abbaye des Anges est un couvent franciscain vieux d’un demi-millénaire, merveilleusement situé au bord de l’Aber Wrac’h – l’un des haut lieux de Bretagne – et pourtant méconnu.

Fondé en 1507 par Tanguy du Chastel, occupé par une communauté d’Observants, relayés dès 1643 par des Récollets, le couvent connaît la prospérité suivie d’un long déclin au XVIIIème siècle avant de sombrer comme tant d’autres, dans la tourmente révolutionnaire. L’utilisation des bâtiments conventuels comme auberge, au milieu du XIXème siècle, puis leur transformation en résidence sauvant l’essentiel de la ruine. Le cloître et la chapelle ont moins de chance; convertie en entrepôt, cette dernière se dégrade lentement avant que sa couverture ne s’effondre en 1917.

En l’an 2000, Robert et Chantal Tétrel deviennent propriétaires des lieux et s’attaquent avec détermination au sauvetage de l’ancien couvent. Une association a été créée pour animer et mettre en valeur le site.

Saint-François et les cordeliers de Bretagne

A l’aube du XIIème siècle, François d’Assise, marchand de drap de son état, renonce à la vie mondaine pour servir dame Pauvreté dans l’humilité et dans la joie. Ni prêtre ni moine, François se fit d’abord ermite, bientôt rejoint par quelques compagnons qui furent à l’origine des Franciscains.

Le mouvement grandit, se structura, des communautés se constituèrent. Des groupes de frères gagnèrent l’Allemagne, la France et la Hongrie et bientôt l’Angleterre. A la mort de François, en 1226, le nombre de Franciscain, que l’on nommait aussi Cordelier en raison de la corde qu’ils portaient en guise de ceinture, avait triplé, et le succès de l’ordre ne cessait de grandir. Des dissensions se manifestèrent bientôt entre spirituels, tenant d’un retour à la règle primitive, organisé autour de petits ermitages et conventuels, partisans de communautés plus larges, ouverte à la vie de clercs. La querelle s’envenima et elle fut vive et récurrente.

Le courant revint en force au travers de la réforme de l’observance. En 1415, un édit du concile de Constance accorda l’autonomie aux couvents de l’observance. En Bretagne, le souci de pauvreté et celui d’humilité incitent une partie des Frères observants à rechercher dans leur fondations, des sites isolés, rejoignant en cela la tradition des ermites celtiques. Des couvents se sont alors installés sur des îles proches des côtes.

De l'île Vierge à l'Aber-Wrac'h

Au XVème siècle, des frères étaient installés sur l’île Vierge depuis quelque temps déjà. Par la suite, ils regagnèrent progressivement la terre ferme.

De ce repli naissent les couvent de Cuburien près de Morlaix, en 1459, de Landerneau, en 1488 et de l’Aber Wrac’h, en 1507. Deux facteurs ont contribué à l’établissement de ces nouvelles fondations: un engouement marqué de la noblesse pour les ordres mendiants et une inflexion de l’observance vers les lieux d’échanges et d’activité. Il devient de bonne politique pour asseoir son importance et assurer le salut de son âme de contribuer financièrement à l’établissement d’une communauté franciscaine sur son territoire: ce que firent Tanguy du Chastel et son épouse Marie du Juch à l’Aber Wrac’h, en 1507.

Deux siècles de prospérité

La Bretagne vivait alors une période heureuse. Elle avait su préserver son indépendance dans l’interminable conflit qui opposait l’Angleterre à la France. Elle s’était dotée d’un système de gouvernement perfectionné. L’économie prospérait, les villes s’organisaient, la vie intellectuelle se développait, et l’on voyait fleurir un peu partout cette forme d’art breton dont manoirs et chapelles sont les témoins.

Le développement du commerce maritime est sans doute l’un des faits les plus remarquables de cette époque. L’Aber Wrac’h offrait l’un des rares abris sûrs de la côte, dans ces parages tourmentés. L’arrière-pays était prospère. La densité de population atteignait douze chefs de famille par kilomètre carré. Il y avait là des âmes à guider et à soulager. Le couvent y trouvait naturellement sa place.

En Bretagne, les XVIème et XVIIème siècles furent marqués par un véritable élan missionnaire et par une renaissance de la ferveur religieuse. De grandes figures s’y distinguèrent, comme Michel Le Nobletz de Plouguerneau. Les Franciscains jouèrent un rôle essentiel dans ce renouveau, en exerçant une réelle fonction d’évangélisation. Ils priaient, ils enseignaient, ils prêchaient.

L'hôtellerie des Anges

En 1649, “le couvent est habité pour l’ordinaire de dix-huit religieux et en accueille d’autres qui viennent pour recouvrir leur santé quand ils sont malades, d’autant que ledit couvent est situé en fort bon air”, effectif auquel il convient d’ajouter quelques personnes indispensables au fonctionnement de la maison dont le nombre pouvait aller jusqu’à six. On note, par ailleurs que le couvent est très bien fréquenté. L’église y étant fort dévote, les frères sont fort visités de grande quantité de personnes, même de considération, auxquelles ils  sont obligés par courtoisie de présenter du peu qu’ils peuvent avoir, d’autant que le couvent est éloigné et écarté des bourgs et villages et partant d’hostellerie où l’on puisse boire et manger.”    (source :    )

Un siècle de lent déclin

Bien que rattachée au royaume de France depuis 1532, la Bretagne avait continué à jouir d’une certaine liberté et à profiter du succès de ses navires. Un changement radical survient avec l’avènement de Louis XIV qui, pour mener à bien ses ambitieux projets, renforce la centralisation, lève de nouveaux impôts et néglige sa Marine. Les conflits avec l’Angleterre reprennent, le commerce décline.

Les crises et les mauvaises récoltes se succèdent. Les revenus baissent. Les épidémies réapparaissent. En 1692, durant le règne de Louis XIV, la France connu un printemps excessivement pluvieux qui détruisit toutes les récoltes. S’en sont suivies deux années de disette, causant la mort de plus d’un million de personnes. Cette même année, un incendie, dont la pierre garde la trace, endommagea fortement l’abbaye. A la veille de la Révolution, il reste huit religieux aux Anges.

Architecture

Erigé sur une terre appartenant à la famille de Kermavan, devenue Carman au XVIIIème siècle, l’ancien couvent Notre-Dame-des-Anges a été réalisé sur une période de 80 ans. La première pierre authentifiée a été posée la quatrième dimanche après Pâques de l’an 1507, la dernière l’a probablement été en 1586, date inscrite sur l’une des arches de la grange sud. Une description assez complète, datée de 1792, établie par Hervé Salaün, expert habitant de Lannilis, en vue de la vente de la communauté des Anges comme bien national, nous a laissé un précieux témoignage.

On accédait au couvent en longeant la baie depuis le havre d’Aber Wrac’h. Une première pièce de terre située hors les murs offrait un long banc de pierre qui permettait d’attendre l’ouverture des portes. Utilisée comme cimetière et plantée d’arbres, cette parcelle comportait en son centre un calvaire aujourd’hui disparu. L’entrée de visiteurs se faisait par une porte ornée dans le style de l’époque, de feuilles de choux, d’un bénitier et de deux niches qui, depuis 2009, abritent une sainte Marie-des-Anges et un saint François, signés François Breton. On pénétrait alors dans la porterie d’où il était possible de se rendre à la chapelle, à l’hôtellerie ou dans les parties conventuelles. Un peu au-delà, le mur d’enceinte était percé d’une porte de charretière et d’une petite porte piétonne, depuis refermée, utilisées pour les activités ordinaires.

Le plan d’ensemble est encore parfaitement lisible sur les bâtiments existants. Comme toutes les abbayes du Moyen-Age, la construction obéit d’abord à la logique de l’eau, canalisée depuis la source qui jaillit dans le haut du verger et qui alimente naturellement les cinq points d’usage: le potager, au sud-ouest; la buée, grande pièce de l’hôtellerie préposée au lavage du linge; la cuisine et l’infirmerie; enfin le cloître; sa fontaine et la chapelle. L’eau courante était ensuite redirigée vers la plage par un large canal souterrain, lavant au passage les latrines installées en extérieur le long de la porterie. On voit encore les pierres formant le canal dans le sable de la plage.

La logique des tâches commande ensuite l’organisation des bâtiments conventuels. En leur centre se trouvait le cloître, en forme de carré, symbole de la perfection, et sa fontaine, signe de purification. Au nord de cloître, dans le prolongement de la porterie, s’élève la chapelle conventuelle, d’une longueur de 116 pieds; à l’est est érigée la chapelle des Trépassés où l’on veillait les morts, notamment les morts en mer, nombreux en cette région; puis s’établissent une prison, sans doute pour les insoumis de ce rude pays, et la salle capitulaire, lieu de réunion de la communauté. Au sud se trouvent le réfectoire, la cuisine et l’office. Ces deux bâtiments, est et sud, ont aujourd’hui disparu. Restés sans usage au XIXème siècle, ils furent peu à peu ruinés par manque d’entretien. A l’étage se déployaient une vingtaine de cellules pour les frères de chœur et plusieurs cabinets de travail. A l’ouest, l’hôtellerie ferme le quatrième côté du cloître, avec en son extrémité, au rez-de-chaussée, l’infirmerie et deux salles. D’une longueur également de 93 pieds, elle comprenait au premier étage plusieurs dortoirs et chambres de réception permettant d’accueillir les visiteurs. Le cloître courait sous ces trois bâtiments et était couvert d’un auvent le long de la chapelle. De solides quadruples colonnes en marquaient les angles, tandis que des doubles colonnes ponctuaient ses côtés, supportant le poids des bâtiments.

Au sud, les travaux quotidiens de service, le logement des frères convers, l’écurie, les granges et les remises s’organisent autour d’une deuxième cour qui comportait un puits en son centre. La bibliothèque se trouvait à l’étage. Elle était éclairée de part et d’autre par trois fenêtres et était établie autour de deux importantes cheminées dont la douce chaleur favorisait le travail intellectuel des frères et des novices. De l’autre côté de la cour et dans le prolongement de l’hôtellerie, on trouvait la “buée”. Cette pièce dédiée au lavage du linge était alimentée en eau courante. La partie supérieure de la façade de ce bâtiment abrite un colombier d’une vingtaine de boulins. Les pigeons constituaient, à n’en pas douter, un complément d’alimentation aux poissons et aux coquillages qu’on allait chercher dans la baie. Divers jardins, verger et potager, se répartissaient alentour.

La disposition des bâtiments obéissait également à une logique de représentation, image de la cité idéale, de la cité céleste. Ainsi la chapelle est-elle orientée le chœur vers l’est, signe de naissance à la lumière, et la sortie vers l’ouest, signe de la fin, lieu du couchant, souvent d’une exceptionnelle beauté en ces lieux.

Cette construction se devait de répondre aux exigences de la règle de saint François. Simplicité, voire pauvreté, était de rigueur. En dépit de cela, Chastel, qui, dit-on, avait fait un vœu, voulut laisser une œuvre à la gloire de Dieu, certes, mais aussi à celle de son nom, rivalisant ainsi avec ses voisins Rohan qui avaient déjà à leur actif la fondation des couvents de Cuburien et de Landerneau.

La façade nord de la chapelle, celle que l’on peut naturellement voir en arrivant, déjà remarquable par sa dimension, fut réalisée, dans la plus pure tradition des tailleurs de pierre du XVème siècle, en granit ouvragé. Elle s’ouvre sur cinq larges baies ornées de remplages en kersanton, pierre utilisée pour la riche statuaire des enclos du Léon.

L’abbatiale elle-même, une simple nef sans chapelle latérale, ne comporte que deux enfeus, correspondant à deux familles du pays, Coum et Tromenec. Elle est, en revanche, remarquable par la présence d’une centaine de pots acoustiques qui révèle l’importance accordée à la bonne écoute, qu’il s’agisse du chant ou de la parole.

Un incendie ravagea le couvent en 1692. De grands travaux de restauration furent entrepris. On voit encore de larges pans de pierre rosis par le feu. Les bâtiments fortement endommagés furent restaurés. Probablement le colombier date-t-il de cette époque ainsi que le mur de séparation de la nef, dans l’abbatiale.

Une richesse héraldique

De tout temps, les mécènes ont tenu à ce que leur marque apparaisse sur l’objet de leur générosité. Le couvent de Notre-Dame-des-Anges n’échappe pas à la règle. Un recensement exhaustif des armoiries que l’on pouvait y trouver en 1715 mentionne qu’il en existait une cinquantaine, si l’on veut bien y inclure celles qui figuraient sur les vitraux avant l’incendie de 1692.  L’examen de ce patrimoine héraldique renseigne sur l’histoire de ce lieu.

« Au nord de Landéda, sur les bords de la magnifique rade de l’Aber Wrac’h, s’élèvent les bâtiments d’un couvent de Cordeliers, consacré à Notre-Dame-des-Anges, non par Anne de Bretagne comme le dit M. de Fréminville, mais par Tanguy du Chastel et Marie du Juch, sa compagne, en l’an 1507. Les armes des fondateurs se voient au chevet de l’ancienne église, qui renferme à l’intérieur un enfeu aux armes des premiers seigneurs de Tromenec, c’est-à-dire, écartelé de Simon et de Barbu et un enfeu aux armes Coum, ancienne famille de Lannilis. »  (source :   )

Les armes de Tanguy du Chastel, le fondateur du couvent, sont, de loin, les plus représentées. Son plus imposant décor héraldique figure à la clef de la grande baie de l’église située au Levant. Il reprend le dessin des grandes armes de la famille du Chastel. Il s’agit « d’un fascé d’or et de gueules de six pièces surmonté d’un heaume dont le cimier est une tour donjonnée d’où part une devise de chaque côté : « Da vad é teui » (Tu viendras à bien) et : « Mar car Doué » (S’il plaît à Dieu), le tout étant soutenu par deux lions ».  Sur ce même pignon, de part et d’autre de la baie, se trouvent, à gauche, à demi effacé, un écu plein aux armes de du Chastel et à droite, un écu d’alliance où l’on retrouve, pour moitié accolé, celui de Marie du Juch, sa seconde femme, qu’il épousa en 1501.

A l’intérieur de l’église conventuelle, deux enfeus, situés de part et d’autre de la nef, attirent l’attention. A gauche, on aperçoit l’enfeu de la famille Coum, récemment refait. Hervé du Coum et son frère François s’associèrent vraisemblablement à Tanguy du Chastel pour l’édification du couvent des Anges. Leur blason est « d’or au pélican an sa piété d’azur », symbole du sacrifice du Christ qui versa son sang pour les autres. A la droite, on distingue l’enfeu le Barbu de Tromenec, plus discret, identifiable à son blason « d’or au trescheur d’azur ». Maurice Symon, seigneur de Tromenec, fut avec son fils Guillaume l’un des mécènes de la construction de Notre-Dame-des-Anges.

Le culte de la mort revêtait, à cette époque, une importance toute particulière. Il était essentiel pour le salut de son âme de racheter ses fautes par des dons aux pauvres et de s’assurer de la prière des religieux, d’où la forte présence de dalles armoriées dans les églises.

L’intérieur du puit est aujourd’hui un armorial à ciel ouvert. Il renferme à lui seul cinq blasons dont ceux d’Olivier de Lesguen, seigneur de Rosveny, en Landéda, et de son épouse Marie de Kergadiou ainsi que celui de la famille Lohennec qui montre un mi-parti Kerouartz-Lohennec.

Une période troublée

Le 9 juillet 1791, à la suite de la suppression de la communauté religieuse et au séquestre de ses biens, les agents du district procédèrent à l’inventaire du mobilier de l’abbaye que les religieux avaient dû quitter.

Deux gardiens, payés 25 sols par jour, assurèrent la surveillance de la propriété et des biens qu’elles abritaient. Les quelques biens restant furent mis en vente.

Inventaire du 21 juillet 1791 :

Celui-ci était bien modeste : parmi le peu de chose qu’il restait à l’abbaye à cette date, il a été relevé :

  • Cinq plats en étain
  • Deux douzaines de fourchettes et de cuillers en bois
  • Un vieux cheval noir
  • Et dans la bibliothèque, 1 200 volumes environ

L’année suivante, du 4 au 6 juin 1792, l’administration révolutionnaire procéda à un état détaillé des biens de l’abbaye. Un mois plus tard, « le 23 juillet 1792, la propriété fut adjugée, au titre de Bien National, à Joseph-Xavier Vatrain, ingénieur des bâtiments civils à Brest qui s’en rendit acquéreur pour la somme de 15 100 livres, lequel Vatrain se hâta de louer trois charrettes dans lesquelles il chargea, entre autres choses précieuses, les 1 200 volumes qu’il fit diriger sur Brest. »

Tous les ouvrages et manuscrits de cette riche bibliothèque ont disparu. Un seul d’entre eux a été retrouvé à ce jour : il s’agit d’une bible exposée dans une vitrine du musée du Léon, au Folgoët. On ne peut que déplorer, avec la municipalité de l’époque, « qu’une telle collection, où devaient certainement figurer de vieux manuscrits de grandes valeur, n’ait jamais pu être retrouvée ».

Le descriptif réalisé à l’occasion de cet inventaire est important car il permet de connaître la disposition des bâtiments conventuels aujourd’hui disparus.

Le 29 fructidor de la même année 1792, la corvette La Reprise s’échoua dans l’aber, et les cent vingt hommes de l’équipage furent encasernés à l’abbaye. Ils y accentuèrent les dégradations déjà constatées, obligeant l’administration révolutionnaire à réviser son procès-verbal. On apprend à cette occasion, que « la cave était inondée à cause des regards bouchés des lavoirs et de la cuisine vers la grève ».

L’église servit d’église paroissiale jusqu’au début du XVIIIème siècle. Le temps des religieux était déjà fort lointain lorsque Georges Menut écrivait, dans les Cahiers de Landéda, en parlant de la fin du XIXème siècle : « J’ai connu des vieillards qui se souvenaient avoir vu célébrer des offices dans cette église dont le « pardon » se fêtait le mardi de Pâques. »

Il arrivait alors que ce lieu, jadis consacré au recueillement et à la prière, abrite des réjouissances populaires. Quand apparu le cinéma, des montreurs d’images, s’en servirent occasionnellement comme salle de spectacle. Ils présentaient, sur des projecteurs à acétylène, de vieux films, très souvent rayés, qu’ils accompagnaient de savoureux commentaires.

C’est en 1917 que l’église abbatiale perdit sa toiture. Le bois de sa charpente fut donné aux Américains, débarqués de fraîche date de l’Aber Wrac’h pour y installer une base d’hydravions destinée à combattre les redoutables U-boote allemands, d’où le nom de l’île aux Américains que porte encore l’île Erc’h en Plouguerneau.

La renaissance d’une vocation hôtelière

Le dictionnaire de Bretagne, édité par Ogée en 1843, indique que « l’ancien couvent des Anges est aujourd’hui remplacé par l’Auberge de l’Aber Wrac’h ». L’abbaye des Anges appartint successivement aux familles de Kératry et Lavanant. Quand, à son tour monsieur Lavanant fit l’acquisition de l’abbaye, il transforma les principaux logis en hôtel et y installa un couple de fermiers. Les bâtiments conventuels restés sans usage s’effondrèrent peu à peu. L’ancienne chapelle servit occasionnellement pour quelques cérémonies, avant d’être définitivement désaffectée, puis transformée en lieu de remisage.

L’affaire prospéra et l’hôtel des Anges figura bientôt dans tous les guides de bains de mer. En 1936, à l’occasion du renouvellement du bail, l’hôtel des Anges fut contraint de se déplacer quelque peu pour s’établir à l’emplacement qu’il occupe encore aujourd’hui.

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