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Le petit train ou le “train patates”

311 Ar Palud, 29870 Landéda - Situer

Du “train patates” ne sont aujourd’hui visibles qu’une poignée de vestiges physiques : la gare de Lannilis et le tracé rectiligne de la vélo-route entre l’aber Vrac’h et Lannilis, qui reprend l’ancien passage du chemin de fer.

Cet article a pour but de rassembler la documentation et les souvenirs associés au petit train disparu.

Bibliographie :

Auteurs

Patrimoine des Abers
L’association PATRIMOINE DES ABERS, à but non lucratif, oeuvre depuis 2006 pour recenser, inventorier, valoriser et faire connaître le patrimoine des communes de LANNILIS et…

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Historique

Né en 1894 avec la création de la ligne ferroviaire entre Plabennec et Lannilis.  La gare était située sur le port là où se trouvent les anciens locaux de l’UCPA. Le train se compose d’un wagon de marchandise, de quelques wagons de voyageur d’un style “western” et de banquettes en bois le tout éclairé grâce à des lampes à pétrole.

Anecdote issue du “Cahier de Landéda” n°13 :

Autre illustration, avec au premier plan l’École d’Apprentissage Maritime, située juste à côté de la gare :

EAM_et_gare

 

 

 

 

Historique (suite)

Arrivé seulement en 1900 à Landéda, la commune comptera deux gares : une à Bel-air et  le terminus, au port de l’Aber Wrac’h.  Les trajets entre Brest et l’Aber Wrac’h ou entre Brest et Brignogan durent environ 2h15. La gare construite sur le port fait face à la cale où les bateaux déchargent leur cargaison. Ce train aurait pu avoir le surnom de “train goémon” en raison du transport des algues, qui se fera par wagons chargés directement sur le quai.

Vues de la gare :

C’est une avancée technique majeure pour la région légumière de Plouescat, Roscoff et Saint-Pol qui effectuaient leur transport de marchandise en charrette. L’essentiel des marchandises est constitué au début du siècle par 5600 tonnes d’engrais et d’amendements (goémon, maërl, trez de Goulven…), 3300 tonnes de matériaux de construction, 2 200 tonnes de vins, de farines et de céréales… Le train servit également au transport de denrées alimentaires telles que la spécialité de Landéda, les petits choux cultivés dans le marais de Brouennou. Les petits choux sont des pousses de choux, germés précocement grâce au climat local très doux du Léon. La culture fourragère et légumière fut très importante pendant plus d’un siècle dans le marais de Brouennou, jusqu’à ce qu’en 1988 il soit acquis par le Conservatoire du Littoral et des espaces lacustres.
(cliquer ici pour plus d’informations sur le polder de Brouennou) (page à transférer de patrimoinedesabers.fr )

Vues du train :

Entre 1910 et 1937 la voie de chemin de fer connaît un trafic important, l’automobile étant encore très peu répandue. Pendant la saison estivale, le dimanche, les trains de pique-nique acheminaient plus de 600 personnes. Durant l’été 1931 un article de la Dépêche de Brest annonce :

Profitez des tarifs réduits pour visiter l’Aber Wrac’h, Landéda et les belles dunes de Sainte-Marguerite. Aller : départ de Brest à 8h33 ; arrivée à l’Aber Wrac’h à 10h. Retour : départ de l’Aber  Wrac’h à 19h ; arrivée à Brest à 20h37. Ces trains prennent des voyageurs à Brest et à Lambézellec. On peut descendre à Lannilis, Landéda ou l’Aber Wrac’h et reprendre le train dans l’une quelconque de ces stations. Aller et retour, huit francs, et quatre francs pour les enfants de trois à dix ans. On peut prendre ses billets à l’avance.”

Grâce aux témoignages de l’époque, on sait que chaque jour, six trains arrivent de Brest, puis repartent pour l’Aber Wrac’h, Brignogan ou Saint Pol de Léon. En 1936, le petit train dit « train de plaisir » déversait toujours chaque dimanche des foules de Brestois. Dans le sens Landéda – Brest Les voyageurs devront descendre des wagons dans la côte de Saint-Antoine pour lui venir en aide…

Témoignage de Georges MENUT dans le “Cahier de Landéda” n°8 :

Cette ligne sera en service jusqu’en 1939, en effet la concurrence des transports routiers en plein développement, dont les autocars qui s’avèrent plus rapides et plus directs, mènera à sa perte. Plus tard, en 1941 pendant la seconde Guerre Mondiale la ligne sera rouverte afin de transporter le personnel souhaitant se rendre à l’arsenal de Brest ou vers l’hôpital Morvan ou la tourbe de Langazel.

Définitivement fermé en 1946, il ne reste plus aucune trace de son passage de nos jours. 

 

(par e-mail, novembre 2021)

“Le train vers menez Ar godez passait dans la parcelle AM 120 le long du talus séparant LA AM 121 puis vers la zone militaire au travers des champs AM 95, AM21 vers Bel air
Par AL 99, AL 115, BX21, BX27, lohoden, Bel air.

Tout le long de la voie ferrée, là où il y avait des maisons, il y avait des arrêts « troc » du charbon avec diverses denrées à savoir : le beurre de première qualité fait avec le bon lait des vaches “la Pie Noire”,
BUTUM (tabac), paquets de gris, cigarettes, comme le tabac était rare, certaines personnes se privaient de fumer pour pouvoir se chauffer (j’ai connu une femme qui ponctionnait la ration de son mari pour pouvoir se chauffer et cuire les aliments avec le charbon en briquettes, c’était plus facile qu’avec du “queneut » (troncs et branches d’ajoncs), ou autres en ce temps où tous les morceaux de bois étaient précieux. Il n’y avait pas besoin de déchetterie ! Il y avait même parfois des disputes pour s’accaparer un peu de bois et les trocs avec le tabac mais surtout avec le vin ! Priver son mari du BUTUM passait pas trop mal, mais pour le pinard c’était parfois risqué, je dirais même qu’une femme enfermait son mari dans la crèche pour ne pas l’entendre rouspéter…
 
Il y avait en ce temps la un très grand respect de la nature. 
Pour remplacer le bois et charbon, très rares il y avait la tourbe pour alimenter les fourneaux. Ce produit extrait à Toul an Dour dans la zone maritime provenait d une ancienne forêt. Bien entendu les cuisinières appréciaient ce combustible bien entretenu par la mer. 
Mais avec tout ce trafic le train avait des problèmes d’approvisionnement et tombait en ruptures de briquettes, les conducteurs de la locomotive arrivaient tout de même à retourner sur Brest pour la bonne raison qu’il fallait déposer les résultats du voyage “TROCS” avec toutes les quantités de grande qualité, puis il y avait un second troc, vers Paris. 
Là les circonstances m’ont fait connaître le second, bien plus tard une certaine personne m’a dit que sa mère faisait des envois sur Paris du beurre surtout et bien d’autres, elle avait un ami conducteur du train Brest Paris qui lui faisait le transport gratuitement. 
Conclusions les petits trains départemental avaient leurs aventures particulières.”

(par e-mail, octobre 2021)

“Mon frère Jean (décédé en octobre 2021) m’a parlé du train patate : il s’amusait en courant à monter dans  les wagons des trains-patates et jetait du charbon par dessus bord, qu’il venait récupérer plus tard pour envoyer à la maison.
C’était pendant la guerre et il fallait bien se chauffer à la maison.”

Utilisation pendant l'Occupation

Une extension de la voie de chemin de fer a été construite par l’occupant pour acheminer les quantités phénoménales de matériaux nécessaires à la construction de la batterie de Menez ar Godez.

Pour cela, la voie bifurquait à Bel-Air pour filer tout droit à Menez-ar-Godez.

Le récit qui en est fait par Jacques MICHEL dans “Les années noires d’un village breton“, page 72 :

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