Le manoir de Kerangar, sa chapelle et son moulin

La ferme de Keringal est ce qui reste du manoir. La chapelle et le moulin eux aussi disparus sont localisés

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La seigneurie de Kerangar

Dans « Lannilis Cœur des Abers », Albert Bossard cite le manoir de Kerangar et la Chapelle Saint Guénolé.

Les premiers seigneurs connus de Kerangar sont les Le BARBU. On en trouve les traces dans les « aveux » que les tenants des terres font à leur seigneur :

  • Le 18 fevrier 1332, Guyon de Belingant fait aveu de terres à Kerangars à Jehan le Barbu
  • Yves Gollias qui fait aveu à un autre Jean Le Barbu seigneur de Kerangarz le 11 juin 1436.
  • Le 7 septembre 1475 , Yves Quilleuc fait aveu à Charles de Queinmerch et à Jeanne Le Barbu son épouse, seigneurs et Dame du Quilliou et de Kerangar pour des terres à Brouennou et Lannilis.
  • Le 22 decembre 1503 allain Kerihan fait aveu à Thépault de Queinmerch seigneur de Quilliou et de Kerangars, fils des précédents.

La seigneurie de Kerangar passe alors aux seigneurs de COUM et le 15 février 1513 Guyon de Belingant doit faire aveu au nouveau seigneur de Kerangar, François du Coum, .C’est probablement lui qui crée en 1531 le Collège de quatre Chapelains qui desservira la chapelle du manoir jusqu’à la révolution. A son décès, la seigneurie de Kerangar passe à son neveu Tanguy, puis à sa nièce Agace, au décès de Tanguy.

Par le mariage d’Agace, la seigneurie de Kerangar passe dans cette famille de Penchoadic pour trois générations. Elle y reste jusqu’au mariage de Catherine de Penchoadic avec Olivier du Louet, seigneur de Coajunval.

Un aveu de son fils Robert du Louet donne en 1681 une description précise des biens de la seigneurie de Kerangar. La comparaison des noms de lieu avec le cadastre de 1840, permet d’affirmer que l’actuelle ferme de Keringall est l’ancien manoir de Kerangar .

Le manoir et ses abords

Voici quelques extraites de cet aveu :

“…En la paroisse de Lannilis au terroir de Kerengar, le manoir noble de Kerengar consiste en un grand corps de logis, une cour et une arrière-cour closes. Il comporte des galeries, un grenier, un portail, différentes écuries et pavillons ainsi que son boulevard[1] , ses jardins et ses vergers. L’ensemble, cerné de hautes murailles et couvert d’ardoise, présente un demi hectare de terres. Au sud et tout proche du manoir, dans un terrain clos de murs dit dit Parc an Couldry, se trouve le colombier…”

  Le manoir de Kerangar, avec son pigeonnier et ses enclos

 

[1] il s’agit d’un glacis terrassé qui permettait, à l’origine de disposer les canons.

La Chapelle et la fontaine Saint-Guénolé

L’aveu concerne ensuite la Chapelle et la fontaine Saint-Guénolé

Comme c’est souvent le cas, la chapelle est proche de la fontaine qui, sur le plan de 1840, porte le nom de St Guénolé. Il reste une incertitude sur la chapelle St Guénolé.

Vue actuelle : Kerangar et St Guénolé

  • L’Abbé Bossard dit qu’ « elle était desservie par un collège de quatre chapelains fondé par François de COUM de KERINGAR en 1531. »
  • Dans un document des archives de l’évêché on trouve ce collège sous le nom de « Keringar aliter de Trezily ». La chapellenie était elle desservie dans la chapelle de Kerangar ou dans celle du manoir de Trefily , c’est à dire la chapelle dite de Poulfougou.

Le même document dit que les présentateurs sont le seigneur de Keringar, M. de Kerouartz. Cela indique clairement qu’après les du Louet, les de Kerouartz sont devenus seigneurs de Kerangar. La vente des biens nationaux à lannilis le confirme.

Le moulin de Keringar

L’aveu permet aussi de localiser le moulin de Kerengar .

Tout près, on trouve deux parcs , un pré et fenier avec un douet à rouir le lin, bordés par le chemin conduisant du village de Kersalou au moulin nommé an milin nevez.

Ce moulin neuf du manoir de Kerangar est couvert d’ardoises. Il a son étang et son détroit , un jardin et un fenier. Toutes les garennes de lande qui conduisent à la rive de la mer appartiennent au manoir.

La carte de 1840 montre le chemin qui rejoint le moulin à partir de la Fontaire St Guénolé, ainsi que les bâtiments et le courtil du moulin. Il est intéressant de noter que les seigneurs de Keringar possèdent tous les terrains le long du ruisseau, jusqu’au Moulin d’Enfer

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