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L’église Saint Ténénan

Il n’est pas facile de connaître la vie de St Ténénan, car plusieurs personnages ont porté ce même nom. L’historien breton Arthur de la Borderie, dans son “Histoire de Bretagne” en cite trois :

  • Au Vème siècle, un irlandais contemporain de St Patrice.
  • Au VIIème siècle, un Gallois, (notre TENENAN) appelé aussi Tinidor (du nom de son père), est cité par Albert Le Grand dans “La Vie des Saints de Bretagne Armorique”.
  • Au IX / Xème siècle, un autre TENENAN qui vécut au temps des invasions normande, est représenté sur le vitrail du transept nord : “ST THENENAN, en compagnie du chevalier de Kermavan, seigneur de Lesquelen, prie pour délivrer Plabennec des Danois qui assiègent la commune”.

Albert Le Grand a, dans son livre précité, amalgamé ces trois Ténénan en … un seul personnage, ce qui ne facilite pas les recherches.

Auteurs

Office de tourisme du Pays des Abers
Le Pays des Abers va vous étonner sûrement, vous charmer nous l’espérons, vous conquérir sans doute, par la diversité de ses paysages. Une sortie en…

Le Gallois

Il est né à la fin du VIème siècle dans la paroisse de “Vallis Aequorea”, actuellement : Ystrad Dwr en Ewyas au Pays de Galles. Depuis sa première jeunesse il désire fort se consacrer à l’église mais étant d’une grande beauté, il se fait courtiser par les jeunes femmes sensibles à son charme.

Afin de mettre un therme à ce fait, TENENAN se met en prière et demande à DIEU la faveur de devenir laid. Le seigneur l’exauce : TENENAN contracte une lèpre répugnante, il  perd sa beauté physique et peut alors se consacrer entièrement à l’église. Il reçoit en HYBERNIE (c’est à dire en Irlande) l’enseignement monastique de SAINT KARANTEC. Après quelques années d’épreuve, SAINT KARANTEC le guérit et l’envoie en mission d’évangélisation en Armorique.

A cette époque, de nombreux chrétiens fuient la Grande Bretagne, afin d’échapper à l’invasion des Saxons. Ces chrétiens immigrés se répartissent dans la forêt de Talamon, qui couvrait alors tout le Bas Léon et entreprennent d’évangéliser la pointe de Bretagne.

ST TENENAN en fait partie. Il passe en Armorique au commencement du VIIème siècle en compagnie d’autres saints, comme Saint Kenan, ancien patron de la paroisse PLOUGUERNEAU. Sa barque pénètre dans le goulet de Brest et remonte l’Elorn sur environ 12km. TENENAN débarque sur la rive droite au pied du château de la Joyeuse Garde et établit un petit “Lann ou ermitage” qu’on appela “lann Tinidor, non loin ou à l’emplacement de la ville de Landerneau. Il s’acquitte alors de sa mission en évangélisant les populations du Léon. Il fonde en premier temps l’église de LA FOREST, puis, pénétrant plus en avant dans la forêt de Beuzec, il s’installe à LEZ-KELEN en Plabennec, tout près de ruines gallo-romaines. (On peut apercevoir aujourd’hui à Lesquelen, près d’une ancienne motte féodale, les ruines de plusieurs chapelles successives : la plus ancienne, en pierre, date d’avant le Xème siècle et fut sans doute brûlée par les Normands ; la seconde était du XVIème siècle, comportait une nef à quatre travées avec bas-côté sud, et un clocher du XVIIIème, semblable à celui de l’église triviale de Saint-Divy, qui s’écroula le 6 février 1884 et entraîna la ruine de la chapelle).

C’est lui qui prêchera la bonne parole sur le canton de PLABENNEC (Plebs Abennoc ou Ploeabennoc : plo, plou = paroisse de …) dont il reviendra le saint pardon. C’est à Lez-kelen qu’on viendra le chercher pur le supplier d’accepter d’être l’évêque de Saint-Pol.

Il succède à Saint Goulven, comme évêque, au siège de Saint Pol de Léon et décède vers 635 (un 16 juillet?) alors qu’il est le septième évêque du diocèse du Léon. Il est remplacé dans cette fonction par SAINT HOUARDON puis par SAINT GOUESNOU. Son corps fut inhumé dans la cathédrale. Les reliques du Saint furent pendant un certain temps conservées à Plabennec, mais pendant la guerre, elles furent cachées, avec la cloche de ST TENENAN, dans l’étang de Melouet afin les soustraire aux Normands. Ces reliques en furent extraites par la suite (la cloche y serait restée) et après avoir retrouvé quelque temps leur place à l’église de Plabennec, puis elles ont été dispersées, mais nul ne sait dans quelles destinations. Actuellement il n’y a plus de trace du tombeau de Saint Ténénan, ni à Plabennec, ni à Saint-Pol.

Les reliques de Saint Ténénan sont mentionnées au nombre de celles retrouvées dans l’île de Groix au XIème siècle.

Saint Ténénan est invoqué pour guérir des tranchées. (maux de ventre très aigus). Il est aussi le saint patron des paroisses à Guerlesquin, Landerneau et La Forest-Landerneau. Il est également honoré à Lannilis, Trégarantec et Languidic (Morbihan).

Le clocher

A la base du clocher, une porte très simple avec entablement et fronton. Au-dessus, le cordon est coupé par une niche renfermant une statue en kersanton, représentant ST SEBASTIEN (centurion romain converti au Christianisme et exécuté pour cela de plusieurs flèches); puis un autre cordon et une niche à fronton cintré, deux galeries et un dôme datant de 1762.

A l’origine le clocher était de forme pointue, à l’instar de la plupart des clochers bretons mais les aléas météorologiques ont contribué à …. modifier la silhouette de l’édifice :

  • Le 17 septembre 1755 à 2 heures de l’après midi, la foudre détruit la flèche du clocher jusqu’à la deuxième chambre des cloches et provoque la mort du sonneur. Les nouveaux orgues, qui avaient coûté cinq milles francs ainsi que l’ensemble des vitraux sont brisés.

Lors de la remise en état de l’édifice, faute d’argent, décision est prise par Monsieur Cornec, Recteur en place, de ne pas élever de flèche, mais de terminer la tour par le dôme que nous connaissons aujourd’hui (réalisé en 1762) et qui caractérise l’identité particulière de notre église de Plabennec.

(En 2003, l’association “UHELOC’H ATAO (toujours plus haut) – UNE FLECHE POUR SON EGLISE” s’est donné pour objectif la réédification du clocher de Plabennec 250 ans après la destruction. Ce projet n’a finalement pas été retenu, essentiellement pour des raisons financières).En 1762, l’église est restaurée sous la direction de deux architectes, l’un est connu : il s’agit d’un certain monsieur GOURVES (restauration de la tour), l’autre, qui  œuvré pour le reste du bâtiment, est un ingénieur de marine dont on ignore le nom.

L’un des piliers de l’entrée du cimetière porte la date de 1707, et l’inscription “Le Qual G. 1707”. Le clocher-porche , à deux étages de galeries couronnées d’un dôme, date de 1672 et porte l’inscription “Yves Cornec R. Lan 1762 François Jestin trésorier” : il est réédifié à la suite d’un orage qui l’battit, le 17 septembre 1755. Le porche sud date de 1674 et porte l’inscription “Noble et Vénérable Messire de Kergariou, sieur Recteur G. Le Granec F. 1674”. La porte latérale date de 1723 et porte l’inscription “Fait faire par vénérable et discret messire Noel Léon recteur F. Bernicot curé l’an 1729”. La cloche de la sacristie date de 1821. Le bénitier avant l’inscription “Y. CORNEC R.LANE 1761”, date de 1761. L’église abrite trois retables : celui de Rosaire qui date de 1682, celui du Christ (avec panneau en bas-relief de Davis et Sainte Cécile entouré d’anges), et un petit retable (accompagné des statues de SAINT Paul et saint Sébastien ) . La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. L’église abrite le statues de Saint Tenenan, saint Pierre, Saint Paul, Saint Sébastien, Saint Roch, Saint Herbot et Saint Yves. L’ensemble paroissial possédait trois ossuaires dont l’un daté de 177.

En plus du clocher-porche, un petit clocher-mur orne le porche de 1674 qui s’ouvre sur le côté sud de l’église. Une autre cloche se trouve au-dessus de la sacristie, tenue par une petite construction de bois : lassé des nombreux vols commis dans l’église, le conseil de fabrique prend des mesures mi-19e en installant cette cloche au-dessus de la sacristie. Elle est sonnée pour signaler les tentatives de vols au bedeau, qui dort dans cette partie du bâtiment. Un vitrail du XIXe représente saint Ténénan en prière dans la tour de Damany, qui se trouvait dans l’enceinte de l’église, détruite au début du 20ème siècle. La ferveur de la foi du saint a donné de la vigueur aux combattants pour vaincre les Normands (Vikings) au IXème siècle. Le chevalier blanc représentait le chevalier de Kermavan, seigneur de Lesquélen. Cette représentation est l’une des versions de la légende du Saint.

Quatre cloches bien visibles ornent le clocher, l’ensemble forme un accord en tierce majeure avec une quarte basse, transposition en DO3 d’un accord SOL DO RE MI ; Elles ont des timbres très homogènes puisque réalisées par le même fondeur à la même période :

  • La première, (DO3 – 1759 Kg) et aussi la plus lourde, offerte par les soldats de Plabennec à la fin de la première guerre mondiale s’appelle : “VICTOIRE”. Celle-ci, installée en 1925, a remplacé le gros bourdon. Madame Le Roy, mère des Trois frères Le Roy en fût la marraine. “VICTOIRE”, porte l’inscription suivante : “Je suis un don des soldats de Plabennec revenus de la Grande Guerre, reconnaissant envers Dieu”. Cette inscription est signée des vicaires Pouliquen, Bastard et Guillet.
  • La seconde (FA3 dite la “tonique” 727 kg) qui date de 1925, s’appelle “JEANNE PERRINE SAINTE JEANNE D’ARC EST MA PATRONNE”. Parrain Pierre Jestin, marraine Jeanne Péron.
  • La troisième, (SOL3-629 kg) bénie et montée le 23 novembre 1919, a été baptisée ” St Thenenan”. Parrain Jean Keriel, marraine Françoise Gouez.
  • La quatrième, (LA3 – 272 kg) (une tierce majeure) également bénie et installée le 23 novembre 1919, se nomme “ANDREA JEANNE”. Parrain André de Coatpont, marraine Jeanne Colin.

Cette dernière cloche (ANDREA JEANNE), présentant de nombreuses fissures, a été remplacée par Poëles (Manche). La bénédiction de la cloche neuve, baptisée “LOUISE MARIE” (parrain : Louis Coz, ancien maire de Plabennec et marraine : Marie-Josephe Déniel de Kerstrat, membre de l’équipe pastorale a eu lieu le 23 novembre 2008, en présence de Mgr Jean-Marie Le Vert évêque de Quimper et Léon. Les travaux de dépose de l’ancienne cloche : “ANDRE JEANNE” ainsi que ceux concernant l’installation de la nouvelle cloche “LOUISE-MARIE” (495 kg) ont été réalisés par l’Entreprise Macé de Plaine-Haute (Côtes d’Armor). Le nouveau carillon a été inauguré le 7 décembre 2008. L’ancienne cloche “ANDREA JEANNE” est maintenant disposée dans le jardin situé entre la Maison paroissiale et l’église.

  • Une cinquième cloche, de dimension plus modeste et soutenue par un petit clocheton de bois, est disposée au-dessus de la sacristie depuis 1821. La décision d’installer cette pièce a été prise à l’époque par le Conseil de fabrique (équivalent actuel du Conseil économique de la paroisse) afin de signaler les tentatives de vol, au bedeau qui dormait dans cette partie du bâtiment.

Les vitraux

Les vitraux, dont les plus anciens datent de 1871, ont été dessinés au Carmel du Mans. Trois verrières sont d’E.HIRSCH, dont la Crucifixion au chevet. Deux autres sont signées “HUCHER”, et datées de 1886.

La voûte

La voûte de l’église, lambrissée en berceau, et restaurée dans la deuxième partie du XXème siècle (1987) est un modèle de travail au pochoir.

 

A l’intersection des nefs on peut voir quelques écussons représentant, d’une part l’esquif de St TENENAN et d’autres part quelques armoiries : celle du Pape LEON XIII (1878 – 1903) reconnaissable à l’étoile, les deux fleurs de lys, l’arc blanc et l’arbre vert. Le blason représentant une étoile guidant un navire est la marque d’Henri Valleau, évêque du Diocèse du Léon de 1893 à 1898.

La tribune

Située tout à fait au fond de l’église, la tribune est, malgré une remise en état relativement récente, actuellement interdite d’accès par la commission de sécurité. Seule une réfection complète affectant particulièrement les piliers supports et la poutre maîtresse pourrait lever cette interdiction. A remarquer : l’entablement de cette tribune qui est soutenu par des colonnes en bois cannelées et de style corinthien.

Les deux confessionnaux

Les confessionnaux qui dataient du début du XIXème siècle, ont été enlevés de l’église. Sur la porte de l’un deux, une sculpture montrait une femme méditant devant une croix.

Le vaisseau central

De part et d’autre de l’allée centrale, les motifs de vitraux représentent les étapes de la vie de Jésus.

Remontant cette allée en direction du choeur, on peut apercevoir dans la partie haute et à même le mur, des peintures en médaillon : sur la droite, on reconnaîtra successivement, St Barthélémy (avec le livre), St Jacques de Compostelle (en tenue de pèlerin), St André (avec sa croix de supplice en forme d’X). Sur la gauche ce sont St Simon (grande barbe blanche) puis St Matthieu (Sant Maze) l’évangéliste (une plume à la main) et enfin St Paul (avec l’épée).

Dans l’allée centrale, à mi-chemin entre le fond de l’église et le choeur, l’une des dalles du sol est gravée d’une inscription quasi illisible en cours de déchiffrement.

Toujours dans cette allée centrale, mais dans le haut cette fois sur la gauche, accolée à un pilier, trône une magnifique statue de pierre représentant le CHRIST ROI. Cette oeuvre, est le fruit d’un voeu formulé par Joseph CADIOU Curé doyen de Plabennec. Ce dernier avait mis l’église ST TENENAN sous la protection du Christ lors de la deuxième guerre mondiale et promis ce don, si le saint édifice n’était pas détruit après une série de tirs particulièrement violents dirigés sur Plabennec. Sur le socle de la statue, on peut lire : “JESUS KRIST ROUE AR BED” (JESUS CHRIST ROI DU MONDE). La solennité du Christ Roi a été instituée par PIE XI en 1925.

Sur la droite de l’allée, suspendu au pilier juste en face de la statue du Christ Roi, un grand crucifix a pris la place de l’ancienne chaire. Il a été déplacé en 2012 vers le pilier droit du choeur, afin d’être visible de tous les paroissiens venant aux offices. Il est intéressant de souligner qu’en l’église de Plabennec, en remontant de l’allée centrale, la chaire à prêcher était accrochée au pilier de droite le plus près du choeur, et non à celui de gauche comme dans la plupart des églises de la région. La raison de cette particularité n’est pas connue. La chaire, qui datait du XVIIème siècle, a été enlevée en 1964. Après son démontage, des éléments de cette belle pièce d’ébénisterie magnifiquement travaillée, (sculptures représentant les quatre évangélistes), ont été récupérés et réassemblés afin de constituer le lutherin (ambon) qui sert au prêtre, pour la lecture de l’évangile. 

  En haut de l’allée centrale, au pied des marches d’accès à l’autel et se fondant avec les dalles du sol, sont disposées deux pierres en opposition. Ces pierres, usées par le temps… et les pieds des fidèles, sont de très anciennes pierres tombales. Sur la pierre nord, on peut lire : “RENEA … IVERS RESQVIESCANT INP” (Rénéa..ivers qu’il repose en paix). Après consultation des archives municipales, il apparaît que RENEA … IVERS pourrais être en fait RENEE DIVERES mère de Marie Pilven dont on parle ci-après.

Sur la pierre Sud, est inscrit :”MARI PILVEN Mte LE 20 1670 1762 RESQVUESCANT INP” (Marie Pilven morte le 20 1670 1762 qu’elle repose en paix) 1670 indique probablement l’année de naissance de la personne et 1762 l’année du décès. Les dates figurant sur cette dernière sépulture sont particulièrement érodées et ne permettent pas une lecture sûre. Cependant, là aussi, une consultation des archives municipales apporte un peu d’éclairage à nos recherches :

“Marie Pilven de Landouardon (Plabennec 28 ans, fille de Philibert Pilven et de Renée Diveres, tous deux de Plabennec, est mariée le 26 novembe 1754 à Yves Le Jeune 23 ans, fils des feux Jean Le Jeune et Marie Flock. Agée de 36 ans, Marie Pilven est décédée le 27 septembre 1762 et a été inhumée le lendemain dans le cimetière de Plabennec. Présents Yves Le Jeune, son veuf et Philibert Pilven. “

Dans quelques églises bretonnes, on trouve ce genre de dalles. On pourrait croire qu’il s’agit de sépultures, mais en fait, ce ne seraient, pour la plupart d’entre-elles, que de simples et ancienne pierres tombales récupérées dans le cimetière et déposées à l’intérieur de l’édifice afin de constituer un dallage. Ceci pour améliorer un sol constitué jusque là de terre battue (comme on le voit encore actuellement dans la chapelle de Loc-Maria) Beaucoup d’églises auraient été dallées de cette façon au 19ème siècle. 

Le choeur

Le vitrail central du choeur représente la scène de la crucifixion surmontée du soleil et de la lune : le soleil c’est DIEU. Quant à la lune, astre qui ne doit sa brillance qu’à l’existence du soleil, elle représenterait la Ste VIERGE (?)

Dans la partie haute on aperçoit, de gauche à droite, les statues de St Herbau ou Herbot, la Ste Vierge et Jésus enfant puis St Joseph et St Eloi.

On remarquera dans chacun des sièges de bois, sculpté situés à la périphérie du choeur, destinés au clergé, la présence d’une miséricorde” : sorte de faux siège qui permettait au prêtre d’avoir, durant les longs offices, un point d’appui lors des stations debout prolongées (pour bien voir le système, il faut soulever le siège et y appuyer le dos en se tenant debout)

Sur les boiseries du choeur, au-dessus des sièges cléricaux, sont apposés quatre médaillons de bois sculpté représentant les quatres évangélistes avec leurs emblèmes: ST MATTHIEU : L’homme – ST JEAN : l’aigle – ST LUC: Le boeuf – ST MARC : Le lion

L’autel en service est en bois merveilleusement travaillé. Il n’est autre que l’ancien autel, raccourci et déplacé du fond du choeur vers l’emplacement actuel en application des réformes imposées par le concile “VATICAN II”.

Le vitrail situé à gauche de la crucifixion représente ST TENENAN, celui situé à droite, St Matthieu (Saint Maze) le publicain devenu apôtre et évangéliste.

Les bas côtés du chœur

Dans les absidioles, bas-côtés situés de part et d’autre du choeur, se trouvent des oeuvres vitrales figuratives de l’Eucharistie, datées de 1886, ainsi que, pour la partie du Nord, “JESUS CHRIST SAUVEUR” (C.I.S= Christus Iesus Salver). Sur le vitrail de l’absidiole sud, est représenté un personnage porteur d’un lis : il s’agit de ST JOSEPH. Selon la tradition des évangiles apocryphe, Joseph est figuré sous les traits d’un homme mûr :Raphaël l’a peint avec une barbe, signe de maturité et de sagesse. Le bâton fleuri est un attribut de Joseph car, en le faisant bourgeonner et fleurir, Dieu l’a désigné comme l’élu pour épouser Marie. Ses pieds nus sont un signe d’humilité.

Dans le bas côté nord se trouvent également : le tabernacle ainsi qu’une statue de pierre représentant ST TENENAN et enfin la plaque commémorative du jubilé de l’an 2000.

Sur le sol du bas côté sud, au pied du gros pilier situé en face de la porte de la sacristie est gravée une croix stylisée. Les traces d’anciens scellement sur le pilier au-dessus de cette gravure laisse à penser qu’il s’agissait de l’emplacement de repos autrefois réservé à la croix d’or ou d’argent qui était portée en procession lors des manifestations religieuses (Pardons ou autre fêtes)

Le transept

  • La partie Nord du transept s’orne d’un retable formé de quatre colonnes lisses avec un tableau de l’Ange gardien. De part et d’autre de ce tableau, sont disposés deux anciens reliquaires non affectés. En cet endroit trône la statue ST PIERRE (deuxième patron de la paroisse)

Quelques éléments de l’autel de la chapelle nord datent du XVIIème siècle : le tabernacle et les gradins en bois polychrome. Le panneau situé juste sous la croix (haut du retable) représente en bas-relief polychrome : l’Agonie du CHRIST, la déposition de la Croix, le roi David et Ste Cécile.

Les vitraux du transept nord représentent la cène et l’ascension. Sur l’avant du transept, placées en hauteur sur l’entablement du retable, ce sont les statues polychromes de ST ROCH que l’on invoquait contre la lèpre et la peste (il montre le bubon de la peste sur sa cuisse), et de ST SEBASTIEN, officier romain martyr, au corps criblé de flèches.

Dans le petit renfoncement situé près du transept Nord, on peut admirer l’illustration vitrale de St Ténénan, priant pour délivrer Plabennec des Danois qui assiégèrent la commune au VIIème siècle. Le chevalier blanc représenterait le chevalier de Kermavan, seigneur de Lesquelen. Un doute subsiste cependant sur la représentation de ce vitrail : notre Saint Ténénan a vécu à la fin du VIIème siècle et les Danois (vikings) n’ont envahit notre région qu’au IXème siècle …

  • La partie sud du transept s’orne du retable du rosaire, (description ci-dessous) et de la statue de St Ténénan (patron de la paroisse). Emplacement quelque peu anormal pour St Ténénan : la logique aurait voulu que les statues de St Ténénan et de St Pierre (voir transept Nord), patrons de la paroisse de Plabennec, soient présentes dans le choeur, en lieu et place de St Eloi et St Herbau ou Herbot.

Les deux vitraux du transept sud illustrent l’Ascension et l’Assomption de la Sainte Vierge.

On ne connaît pas le nom des sculpteurs auteurs des statues anciennes présentes en l’église de Plabennec, mais le style de ces œuvres, s’apparentant fortement au style des figures qui ornaient les proues de navires, porte à penser qu’il s’agirait de sculpteurs de marine.

Dans les deux parties du transept, des pierres disposées en forme de voûte attestent de la présence ancienne des “enfeux” : emplacement servant de sépulture à certains nobles du canton.

La porte de sortie actuellement la plus usitée par les fidèles (mariages, funérailles,…) est la porte sud. La porte principale situé à l’Ouest (au fond de l’église) n’est plus utilisée depuis de nombreuses années, sans doute par manque de recul extérieur (trop proche du mur d’enceinte de l’enclos) d’une part, et d’autre part parce que trop exposée aux vents dominants. On peut remarquer que la partie Nord de l’église, formée par le transept et l’abside est plus spacieuse que la partie sud : cette particularité qui se retrouve dans de nombreuses églises, vient du fait qu’autrefois on enterrait beaucoup dans les églises (essentiellement des notables) et ce, jusqu’aux années 1750. La partie sud est moins large à cause de la présence du porche.

L’alvéole située à l’ouest du transept nord,  s’orne d’un magnifique tableau de St Jacques de Compostelle (Jacques le majeur) en tenue de pèlerin. Cette peinture originale et moderne fait apparaitre le Saint sur une plage, avec un fond de mer sur lequel évolue des voiliers. On notera la présence d’une coquille (ST JACQUES) dans la partie haute de l’encadrement de cette œuvre qui daterait du XIXème siècle.

Les bannières et croix

En très mauvais état, les anciennes bannières de la paroisse, sont actuellement remisées en l’attente d’une éventuelle restauration. Pour l’instant, seule, celle de St Ténénan, constituant l’emblème de la paroisse, a été restaurée. De même que la “Croix de procession”, la bannière de St Ténénan se trouve bien en vue, adossée à un pilier, dans la partie droite du choeur. La restauration de la bannière de Ste Jeanne d’Arc est en projet.

“La croix de la procession” en argent date du XIXème siècle. Elle était et est toujours utilisée lors des pardons. (Troménie de Saint Ténénan, pardon du Folgoët)

Le retable du rosaire

Récemment restauré, le retable du rosaire, qui date de 1682, se compose, au-dessus de l’entablement d’une superbe huile sur toile représentant une Vierge à l’enfant, et sur le pourtour en bois polychrome, de petites scènes sculptées.

Sur le tableau central, qui serait l’œuvre du peintre landernéen, Maurice LE ROUX, on peut voir les personnages suivants : en haut à droite : ST DOMINIQUE, STE CATHERINE DE SIENNE Docteur de l’église, Louis IX (ST LOUIS) ; en bas : Louis XIII, Saint ANTOINE DE PADOUE ainsi qu’une croix papale, la tiare de PIE V, le Pape qui a institué la fête du rosaire.

De part et d’autre de la peinture centrale, sont disposées de multiples scènes miniatures sculptées en médaillon et représentant les mystères du Rosaire (joyeux, douloureux et glorieux).

Au-dessus du retable sont disposées deux petites statues représentant vraisemblablement les donateurs de l’œuvre. L’autel est dit en “tombeau galbé”.

Saint Dominique est souvent représenté muni d’une croix, d’un livre e d’un globe terrestre. Une étoile lui pare le front tandis d’un chien noir et blanc portant une torche enflammée dans sa gueuele l’accompagne et que des lys l’entourent. On l’associe à des qualités de prédication.

“Ce chien portant une torche vient, d’un rêve que la mère de Saint Dominique fit alors qu’elle était enceinte de lui. Dans ce rêve elle enfantait d’un chien portant une torche qui embrasait le monde entier. Saint Dominique reprit donc cet emblème en disant qu’il serait ce chien qui embraserait le monde de la vérité.”

Saint Dominique reçoit une apparition de la Vierge en 1208 à Prouille qui se montre à lui sous le vocable de Notre-Dame de Rosaire. Les Dominicains sont dès le début d’ardents propagateurs du rosaire, méthode de méditation sur la vie du Christ.

Cette crois est l’emblème officiel du bureau papal. Elle peut être employée par nul autre que le pape lui-même. Les trois barres sont parfois supposées de représenter les trois croix sur le Calvaire. Plus probablement elle représentent les trois royaumes d’autorité du pape : l’église, le monde et le ciel.

Les fonts baptismaux

Les fonts baptismaux ont été aménagés en 1752. Ils ne sont plus guère utilisés aujourd’hui.

L’entablement en baldaquin porte huit volutes soutenant un dais.

Une grande peinture représentant le baptême du Christ constitue l’arrière plan. L’élaboration de cette toile remonterait au XVIIIème siècle. Cette œuvre a subi une importante restauration en 2000 et devrait retrouver sa place après la réfection complète des fonds baptismaux.

Elaboré en pierre de Kersanton, le baptistère est de forme octogonale : l’octogone évoquant le huitième jour, celui de la résurrection du Seigneur. La pierre destinée à contenir l’eau bénite est creusée en trois parties séparées, rappelant les trois personnes de la Sainte Trinité, et surmontée d’un petit système à poulies installé sous le couvercle et facilitant la manœuvre de celui-ci. Le bord du baptistère comporte un petit réservoir destiné à recueillir l’eau du baptême qui a été versée sur la tête de l’enfant. Cette eau bénite est ensuite canalisée vers les fondations de l’église où elle est absorbée par la terre.

A l’instar de la plupart des églises bretonnes, le baptistère de PLABENNEC est situé à proximité immédiate de l’entrée la plus éloignée de l’autel, de façon à bien montrer que le sacrement de baptême est nécessaire pour accéder plus loin dans la maison de DIEU.

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