Île Vierge

Accessible au public en empruntant les Vedettes des Abers en fonction des marées.

Vedettes des Abers : 02 98 04 74 94 ; www.vedettes-des-abers.com

Point de vue exceptionnel sur l’île et son phare depuis la pointe du Kastell Ac’h à Lilia-Plouguerneau.

Auteurs

Office de tourisme du Pays des Abers
Le Pays des Abers va vous étonner sûrement, vous charmer nous l’espérons, vous conquérir sans doute, par la diversité de ses paysages. Une sortie en…

De toutes les îles et ilots du Pays des Abers, c’est sûrement la plus célèbre ! et il y a de quoi !

L’île fait partie d’un archipel de 19 petites îles faisant face à Landéda et à Lilia-Plouguerneau, elle est située à 1,5 km de la côte, au nord-est de l’entrée de l’Aber Wrac’h. Beaucoup de ces îles portent des traces d’occupations humaines depuis la préhistoire jusqu’à la période moderne : cairns néolithique, enclos du moyen-âge, fort de défense Vauban, bunkers allemands, vestiges de base américaine d’hydravions et allemande, une maison, un phare, un vivier à crustacé, une ferme du 19ème siècle… Toutes portent des vestiges de l’industrie goémonière (fours à goémons, sècherie…).

Pourquoi ce nom d’île Vierge ? Il y a deux hypothèses quant à l’origine de son nom. Cela pourrait provenir du manque de végétation sur l’île, de son milieu stérile où rien ne peut pousser. On peut supposer également que son nom vient du fait qu’une chapelle fut construite au 15ème siècle, dédiée à la Vierge.

Chronologie historique de l’ile et de ses habitants

Un couvent s’installe sur l’île de 1434 à 1507 : le couvent des Frères Mineurs de l’Observance, des Franciscains. Ils essaieront de vivre sur l’île, et même de faire pousser des plantes, notamment un figuier ! Ils finirent par quitter l’île inhospitalière et se dispersent sur le continent pour fonder 3 couvents, notamment celui des Anges à l’Aber Wrac’h. Le couvent construit sur l’ile n’a pas laissé beaucoup de traces, mais un plan de l’ile Vierge datant de 1842 laisse supposer les murs d’une maison en ruine de taille importante. Une photographie de 1843 montre également les ruines d’une maison et d’un enclos important.

Au 17ème siècle, Vauban installe au Sud-Est de l’île une batterie de canons pour contrer les Anglais et protéger le port dans son plan de fortification.

En 1794, les gazons épais de l’île serviront à construire la montagne des Montagnards de Plouguerneau pour célébrer la fête de « l’Etre Suprême ».

Tout au long du 19ème siècle et jusqu’à la moitié du 20ème siècle, l’île est fréquentée par les goémoniers-pêcheurs de mulets qui sèchent les algues sur les dunes et brûlent le tali (laminaire) dans les fours, construits sur les dunes. Le travail des goémoniers était rythmé par la lumière des phares ; leur éclat donne le signal de début et de fin de travail en s’éteignant au lever du jour, et en s’allumant au coucher du soleil. Il faut venir tôt sur la grève pour « retenir les places », car les meilleures places de Varech, les plus fournies, appartiennent au premier occupant.

Un mémoire du 27 novembre 1843 atteste de l’intérêt pour l’Etat d’acheter l’île Vierge puisqu’on y construit un phare, et que l’île fournit les matériaux nécessaires à sa construction (et à la construction du phare de l’île Wrac’h inauguré la même année que le premier phare de l’ile Vierge). L’île, qui fait 6 hectares, sera achetée 6000 francs le 8 février 1844, avec ses dépendances et ses droits de goémon et de sécherie, au Sieur Goyon de Goepel. La cale sera construite en 1848.

Infos en Wrac’h

On trouve sur l’île un étang marin, mélange d’eau douce (eau de pluie) et d’eau salée (vagues s’introduisant sur l’île par l’anse située à l’ouest). A proximité, diverses plantes et algues dont la salicorne.

Une bergerie a été construite : les gardiens de phare pouvaient utiliser les moutons pour la laine. Il y avait aussi un jardin, assez grand : on en trouve trace dans les archives des Phares et Balises. Un essai de plantation de pin pour rendre le sol plus consistant a échoué, et il semblerait qu’un figuier ait poussé, seul arbre de l’île.

En décembre 1933, l’île fut immergée. Pour éviter que l’incident ne se reproduise, on construit un mur de défense au Nord de l’enclos des phares. Les autres murs de défense étaient déjà en place, probablement construits lors de l’édification du grand phare.

Pt’ites actus

L’île est aujourd’hui gérée par le Conservatoire du Littoral, et les phares par le Service des Phares et Balises. Les travaux commencés sur l’île ont supprimé la longère pour la transformer en espace d’accueil, retapés les cales et les môles et transforment actuellement l’ancienne maison des gardiens de phare en gîte patrimonial.

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