Image indiquant qu'il y a un parking à proximitéParking
Image indiquant que le lieu est strictement privéPrivé

Chapelle Saint-Jean-Balanant

Site web de l’association  

Des travaux de restauration importants ont commencé fin 2021. De ce fait, l’accès à la chapelle ne sera pas possible pendant 2 ans environ.

Auteurs

Bual Sant Jaoua

Bienvenue à la chapelle Saint-Jean-Balanant

La chapelle Saint-Jean-Balanant est située sur la commune de Plouvien, en plein cœur du Pays des Abers à 20 kms de Brest.

Datée du XVème siècle et bâtie à flanc de coteau, ancienne possession de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, cette chapelle fait penser à une forteresse avec ses contreforts, son clocher à meurtrières. s des Abers, à 20 kilomètres de Brest.
La façade ouest est ornée d’un tympan sculpté rappelant celui de la Basilique du Folgoët. La façade, quant à elle, a conservé quelques vestiges d’anciens vitraux.
Propriété communale, elle est entretenue et animée par l’association « Sant-Yann » qui travaille en étroite collaboration avec la Mairie.


L’édifice va bénéficier de travaux de restauration importants: murs, toiture, fresques, vitraux et mobilier. La chapelle, classée Monument Historique en 1913, va retrouver son originalité et sa beauté initiale.

La chapelle Saint-Jean-Balanant est le seul bâtiment qui subsiste d’un prieuré des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Celui-ci rattaché à la Commanderie de La Feuillée, était déjà signalé dans une charte du duc Conan IV en 1160.

Comme la plupart des Commanderies, elle s’est installée à proximité d’un axe majeur de circulation ici une ancienne voie qui franchissait la rivière Aber Benoît.

La question de l’existence d’un établissement à vocation hospitalière reste posée dans la mesure où il n’en reste plus de traces. Les comptes-rendus des visites de la Commanderie de 1617 et 1720 ne le mentionnent pas. Qu’en était-il à l’origine ?

Plaque commémorative de l’Ordre apposée à l’entrée de la chapelle

Blason de l’Ordre des Hospitaliers de Jean de Jérusalem

La chapelle actuelle date de la première moitié du 15ème siècle. La construction a sans doute été menée d’un seul jet dans les décennies 1430-40. On retient la date de 1443 pour marquer la fin du chantier. La chapelle a subi très peu de transformations hormis la construction de la sacristie en lieu et place du transept nord occupé par la chapelle des seigneurs de Penmarc’h.

 

Le cadastre de 1831

L’examen des formes du bâtiment, des chapiteaux, réseaux, moulures, plinthes et sculptures, l’emploi des matériaux, tout concourt aux ressemblances avec la collégiale Notre-Dame du Folgoët, distante de moins de dix kilomètres, ainsi qu’avec le chevet de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Ce sont très probablement les mêmes compagnons qui ont construit les deux édifices.

Au sud de la chapelle étaient accolés deux bâtiments appelés « la Commanderie ». Ce manoir a été démoli au 19e siècle. Un moulin alimenté par un étang participait à l’économie de ce village, fort d’une quinzaine de foyers en 1831.

À proximité de la chapelle on trouve la fontaine, autrefois située au centre de la cour manale.
La visite de 1617 mentionne un cimetière dans la proximité immédiate de la chapelle. Il reste à découvrir son emplacement exact, sans doute au nord de l’édifice.
Bien des imprécisions subsistent dans l’histoire de Saint-Jean-Balanant. On n’a pas éclairci, notamment, les rôles respectifs de L’Ordre et des familles nobles du secteur : Carman, Penmarch et Marc’hec. Il reste quelques traces d’armoiries au sommet des baies géminées. Fortement dégradées, elles n’en demeurent pas moins des témoins uniques de l’histoire locale qu’il faudra absolument sauvegarder.

La découverte des fresques va peut-être permettre de lever des voiles sur le riche passé de la chapelle. Les travaux qui démarrent en 2021 ouvrent de belles perspectives pour cette chapelle classée Monument Historique depuis 1913.

La chapelle, de dimensions modestes, 17.20m sur 12.20m, adopte un plan très simple.

 

La nef, ouverte sur un bas-côté sud, en est séparée par quatre arcades reposant sur d’élégants piliers aux fines bases moulurées et ornés de chapiteaux feuillagés et variés d’un très beau travail.

 

Ce travail de sculpture peut aussi être admiré sur les consoles dans le chœur.

   La sacristie a remplacé l’ancienne chapelle de la famille de Penmarc’h dont on aperçoit encore l’arcade de communication derrière la chaire à prêcher.

Superbes chapiteaux feuillagés

Le chœur

   Ce qui attire particulièrement l’attention de ce monument c’est la disposition générale atypique. Le clocher étant placé dans l’axe de la nef, le grand portail jumelé a été décalé au sud. Son trumeau est aligné avec l’enfilade des quatre arcades intérieures.

La façade occidentale et le clocher

Le clocher (2021)

 

Les fins contreforts qui s’élèvent jusqu’au sommet de la paroi et les meurtrières de la tourelle du clocher ont pu faire comparer la chapelle, non sans pittoresque, à une forteresse “portant l’empreinte guerrière de l’ordre qui la fonda”. Mais cette austérité est aussi contrebalancée par les formes raffinées de l’élégant portail géminé. Au Moyen Âge, l’effet devait être saisissant aux yeux des passants sur le grand chemin qui précéda l’actuelle route départementale.

Le clocher, placé au centre de cette façade, est contenu en quelque sorte dans un gros contrefort formant saillie à l’extérieur comme à l’intérieur. Un petit escalier tournant permet d’accéder à la plateforme dépourvue de balustrade. La flèche, peu élevée, est portée par huit piliers ornés de quelques moulures

Porte Ouest

Au sud du clocher s’ouvre une grande arcade gothique, à plusieurs voussures. Dans le tympan de cette arcade, décorée de feuilles de choux contournées, on voit la scène du baptême de Notre-Seigneur par Saint-Jean. Ce tympan offre des similitudes avec une scène sculptée sur la basilique du Folgoët, celle de l’adoration des mages.

   Entre les deux portes géminées au cintre contre-courbé et surbaissé, un bénitier s’abrite sous un dais élégamment fouillé. Il porte un Ecce Homo en Kersanton.

Le bénitier en Kersanton

Ecce Homo (intérieur)

 

 

 

 

 

 

Clocher avec traces des emplacements de blasons disparus

Dans les façades ouest et nord les visiteurs sont inévitablement intrigués par des cavités carrées évidées, toutes de même taille, au nombre de dix-sept. Il s’agit d’emplacements d’armoiries qui ont décoré les murs et les contreforts lors de la construction de la chapelle. Un procès-verbal tenu à l’issue d’une visite de l’Ordre en 1720 précisait : « Enfin, au-dessus de la grande porte de l’édifice apparaissait un groupe de pierre représentant Saint-Jean baptisant Notre-Seigneur et accompagné des écussons de l’Ordre de Malte ». Cette trace écrite est bien la preuve de l’existence de l’occupation de ces cavités par des blasons. Nous n’en saurons guère plus, hélas, car les révolutionnaires de 1790 les ont enlevés. Ils ont été retirés sans être nécessairement détruits. L’étang qui jouxtait la chapelle en 1790 les a peut-être recueillis. Un jour viendra …

La porte Nord

On remarque sur cette façade austère et sombre une jolie porte dans le caractère de celle de l’ouest. Elle donnait accès à la chapelle du côté du placître.

L’édifice carré qui est occupé aujourd’hui par la sacristie a remplacé l’aile consacrée à l’origine à la chapelle de Penmarc’h. Cette modification date vraisemblablement du 18e siècle.

  Si l’on veut jouir d’une belle vue sur l’ensemble de la chapelle il convient de s’en éloigner vers l’est, près de la petite maison qui participe au charme du lieu.

Vue extérieur Nord

La dissymétrie observée sur la façade ouest se retrouve évidemment ici, accentuée par les lignes épurées des baies géminées.

Vitraux et blasons vus de l’extérieur (2021). Il est urgent de restaurer!

On aperçoit, au sommet de ces fenêtres, les restes des vitraux d’origine, bien malmenés par des restaurations maladroites. Les travaux à venir vont redonner à ces baies la beauté qu’elles méritent.

Vue extérieure Est

La façade Sud

La chapelle côté Sud et la fontaine.

Au vu des traces sur la maçonnerie, la façade sud a subi de nombreuses transformations au fil des siècles. Une porte a visiblement été bouchée. Elle permettait d’accéder à la sacristie qui se trouvait initialement sur cette façade.

Il en est de même d’une fenêtre qui éclairait le bas-côté sud, désormais occultée.

Près de l’angle proche de la route, on devine les traces de démolition d’un ancien bâtiment accolé à la chapelle. Il s’agissait de l’ancienne Commanderie mentionnée dans les archives de l’Ordre.

Les fresques

Dans le cadre de la préparation des travaux de restauration qui démarrent en 2021, des sondages ont été réalisés sur les murs de la chapelle. Ceux-ci ont permis de découvrir que sous les couches de badigeon séculaires existaient des fresques très anciennes qui décorent notamment la majeure partie du mur nord.

La qualité des couleurs et des traits révélés par les sondages permettent d’espérer de belles surprises historiques et artistiques.

Les vitraux

Vue extérieure Est

Au chevet, les baies jumelées de la maîtresse-vitre ont beaucoup souffert au fil des siècles. Elles avaient certainement fière allure à leur création située dans les décennies 1430-40.

Un relevé réalisé en 1614 par Jean Bouricquen, verrier et peintre héraldiste de Saint-Pol de Léon permet de connaître ce que représentaient ces vitraux, du moins dans la partie supérieure des baies. Ils ont été offerts par Tanguy de Kermavan. Ils mettaient en scène des unions de Kermavan avec des familles nobles du secteur, le tout surmonté de leurs blasons dont il reste quelques vestiges.

Blason de Kermavan

Sur le dessin de Bouricquen on pouvait voir, sur les trois panneaux sud, le donateur Tanguy de Kermavan, en armure et cotte armoriée, l’épée au côté, agenouillé devant le Christ. Son épouse, Marguerite du Chastel est agenouillée en prières, vêtue d’une robe aux armes anciennes des Kermavan et des siennes.

vue extérieure du vitrail (2021)

Sur les trois panneaux nord, on pouvait voir le père du donateur, Tanguy de Kermavan, lui aussi en armure et cotte armoriée, agenouillé et en prières. Il est accompagné par Saint Sébastien reconnaissable au faisceau de flèches qu’il tient dans sa main. Cet illustre personnage a été chambellan du duc de Bretagne Jean V.  Capitaine de Brest en 1423, il a commandé une compagnie pour la délivrance de Jean V en 1420. Derrière lui se tient Aliette de Quélen du Vieux Chastel qu’il a épousée en 1409.

 

Baie Nord selon Bouricquen (1614)

 

 Il ne reste rien des panneaux coloriés décrits par Jean Bouricquen, mais les écussons du remplage supérieur ont partiellement subsisté. Malgré leur vétusté, ils sont précieux par leur ancienneté et rareté. Le lion d’azur des Kermavan, surmonté d’une tête d’ange, laisse penser que le tout a été créé par un atelier de talent et devait avoir fière allure.

 

Baie Sud selon Bouricquen (1614)

Au sommet du tympan, dans le soufflet supérieur de la baie sud, subsistent les armoiries du duc de Bretagne. Bien qu’elles soient à-demi effacées, on devine encore les hermines de Bretagne. Leur rareté mérite qu’elles soient mentionnées et protégées. Cet écusson rappelle les liens très étroits qui unissaient les Kermavan et Jean V, duc de Bretagne décédé en 1442.

 

 

 

Armes de l’Ordre de St Jean de Jérusalem (que l’on peut deviner)

L’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem a rajouté ses armoiries au 17e. On devine l’écusson « de gueules à la croix d’argent » presque effacé, hélas.

Des recherches récentes ont pu mettre en évidence l’originalité de ces précieux vestiges qui, après les travaux de restauration, devraient retrouver tout leur éclat.

Nous connaissons cette puissante famille de Kermavan, connue aussi sous les noms de Carman, Kerman ou Kermaon. Le berceau de cette noble famille d’épée est situé à Kernilis, sur le site anciennement fortifié du Carman. Il est tout proche de la chapelle Saint-Jean, à peine cinq kilomètres en empruntant les chemins de la campagne de Plouvien.

Le mobilier

Le chœur

Les archives de la Commanderie signalent que la chapelle était dotée de six autels, ce qui démontre la richesse de ses revenus. Le maître-autel, constitué d’une longue pierre de granit, était décoré les jours de fête par « un devant d’autel en cuivre doré ». Cette pierre existe toujours mais elle a été démontée en1870 et intégrée dans le sol du chœur. Des six autels initiaux, il en reste deux.

Le Maîre-Autel (2021)

Le mobilier actuel est récent. En 1870, la Fabrique de Plouvien a installé du mobilier en bois provenant de l’église paroissiale : le maître-autel et la table de communion ainsi que la chaire à prêcher.  Cette chaire avec son abat-voix intrigue les visiteurs d’une part parce que c’est peu courant dans une chapelle et d’autre part à cause de ses panneaux sculptés. On peut y observer le glaive et la clé, ainsi que les lettres S et P ce qui s’explique par sa provenance de l’église de Plouvien consacrée aux saints Pierre et Paul.

 

 

 

Les statues dans la chapelle :

On peut y admirer plusieurs statues anciennes, inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques :

Piéta

Une pietà en bois, datée probablement du 16e siècle, a retrouvé ses couleurs d’origine lors de la restauration de 2015.
Au maître-autel, une statue de saint Jean-Baptiste en pierre, portant l’agneau et le Livre, difficile à admirer car placée à contrejour.
À l’angle des murs est et sud, une autre statue en pierre de Jean-Baptiste.
Deux statues en bois du 18e, Jean-Baptiste et le Christ lors du baptême de ce dernier. Lors de la restauration de 2015, le bras droit de Jean n’a pu être refait à défaut de modèle existant. Ces deux statues sont touchantes dans leur naïveté.
À l’autel de droite, un Ecce Homo en pierre.

Une magnifique console 

 

On peut admirer les belles consoles sculptées dans la pierre, sans doute du 15e, qui portent les statues.

 

Saint Pierre

 

Au deuxième pilier se trouve un autel de pierre sur lequel on peut admirer la statue de saint Pierre portant livre et clé et celle de saint Fiacre portant livre et bêche. Ces deux très belles statues en pierre ont conservé leurs couleurs d’origine.

 

 

Le magnifique crucifix du 15° siècle

 

Au troisième pilier, surtout ne pas oublier de lever les yeux pour découvrir un Christ en croix, au visage très expressif. Cette très belle œuvre classée a été restaurée en 2004. D’après les archives, elle se trouvait initialement au-dessus du maître-autel, sous un dais.

 

 

St Jean 18°

La statue de Jean-Baptiste la plus connue est celle qui est portée en procession. Elle avait sa place dans une niche de la fontaine avec d’autres représentations de saint Jean, hélas disparues. Cette statue en bois polychrome du 18e a aussi bénéficié d’une restauration en 2015.

 

 

 

Jésus est baptisé par Jean

    Un magnifique tympan sculpté représente le baptême du Christ par Jean le Baptiste. Cette sculpture fait penser à une scène de la basilique du Folgoët, ce qui permet de penser que l’on a eu affaire au même artiste.

 

Ecce Homo (intérieur)

 

Un Ecce Homo est posé sur le bénitier en kersanton récemment restauré.

 

 

 

Ce sont donc au total cinq représentations de saint Jean, sans compter les trois de la fontaine qui ont disparu au 20e siècle (Ch. Perennès). Cela peut paraître étonnant … mais n’oublions pas que cette chapelle lui était consacrée. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem y ont vécu et le saint patron de l’Ordre était Jean-Baptiste

La Fontaine

La fontaine

La fontaine, sous une construction de forme carrée, attenait autrefois à la chapelle, du côté sud. Aujourd’hui, elle en est séparée, éloignée d’environ quatre mètres. L’entrée se fait par échalier, sous une arcade. Des niches et des consoles sont prévues sur les murs pour des saints disparus : “Saint Jean en granit, un autre saint Jean l’Evangéliste tenant une coupe” (Ch. Perennès).

 

St Jean et niche de la fontaine

Au centre, l’eau s’écoule du bassin. On remarquera que cette fontaine est placée sur le côté droit de l’autel qui se trouve à l’intérieur de la chapelle. En effet, souvent les fontaines sacrées de nos chapelles sont placées du côté droit de l’autel, rappelant l’eau sortie du côté droit du Christ sur la croix.

Vue de la fontaine

L’eau de la fontaine de Saint – Jean – Balanant possédait, dit – on, des vertus curatives (toques – convulsions – maladies des yeux ).

Travaux de sauvegarde 2021-2023

Des travaux de sauvegarde importants ont débuté fin 2021.

La maîtrise d’œuvre est assurée par la Mairie de Plouvien avec le concours de l’association et sous la surveillance de Piotr Candio, architecte.

Explications en vidéo, (cliquer)

Le “tantad”

Celui qui traverse aujourd’hui le Finistère, au soir du 23 juin, est bien loin d’imaginer que c’était l’une des dates les plus importantes du calendrier il y a quelques dizaines d’années.

Certes depuis quelques années, on assiste à un renouveau des tantad. Il faut admettre cependant que les feux d’aujourd’hui n’ont plus qu’un lointain rapport avec ceux décrits par les « anciens ». D’abord, beaucoup ont disparu, car autrefois chaque village se devait d’allumer son feu, et à la tombée de la nuit, on voyait toute la campagne s’illuminer.

L’emplacement du tantad n’était pas indifférent : il se devait d’être un lieu de rassemblement : carrefour, aire à battre … et visible de loin, d’où le choix des hauteurs. Il fallait aussi bâtir le bûcher de façon à obtenir une flamme qui s’élève le plus haut possible.

Puis il y avait le cérémonial du tantad lui-même. Les pratiques autour du feu étaient d’ailleurs nombreuses et variaient suivant les lieux:

  • Allumage par un Jean, ou par l’aîné du village
  • Tours autour du brasier : en silence ou en récitant les « grâces » (3 ou 9 tours)
  • Sauts par-dessus le feu, quand la hauteur du feu avait baissé
  • Balancement des jeunes filles au-dessus du feu : « ober nao »
  • Prélèvement d’un tison qui va préserver la maison au retour ou purifier l’eau du puit dans lequel on le jette

(Les racines de l’avenir)

Le Pardon

Le Pardon- 2013

Pardon ! Mot étonnant : nom français donné à une réalité typiquement bretonne “Ar Pardoun”. Un mot évoquant la pénitence pour désigner une fête !… Une célébration extraordinaire pour le peuple qui l’accomplit, mais mystérieuse pour ceux qui regardent en spectateurs !… Ce terme “pardoun”, pardon, est apparu seulement au XIVème siècle. La réalité était sans doute bien antérieure: on se rendait au “pardon” pour obtenir le pardon de ses péchés et gagner des indulgences.

Le Pardon: la procession

“Il est difficile de fixer l’origine de ces pardons, surtout les pardons des chapelles rurales. Malgré la destruction et la négligence des hommes, on en conserve pourtant un nombre considérable: plus de 500 dans le Finistère. Tout ce que l’on peut dire concernant leur origine, c’est qu’ils remontent très loin et qu’il s’agissait primitivement “d’une manifestation populaire totalement intégrée dans la vie sociale de nos ancêtres”. S’il est vrai que les pardons renaissent aujourd’hui, ils n’ont souvent sans doute qu’un lointain rapport avec les pardons d’autrefois: le cadre social est différent, et la notion “communauté villageoise, de société d’entraide et de travail fondée sur l’échange, de croyances partagées”, tout cela semble souvent en brèche aujourd’hui. La fête-participation devient souvent fête-spectacle”. (“Pardons en Finistère” Ed. Chrétiens Médias)

Pratiques diverses autour du pardon 

La procession: croix et bannières venaient de l’église paroissiale, et parfois des paroisses voisines. Lorsque deux processions se rencontraient, les bannières et les croix s’inclinaient les unes devant les autres en signe de salut.

La prière dite en tournant autour de la chapelle, parfois sur les genoux : le “rite de trois tours” que tous pèlerin se devait d’accomplir sous peine de ne pas faire régulièrement son pèlerinage (trois tours rappelant la Sainte Trinité).

L’offrande des cierges allumés devant la statue du saint vénéré.

La marche pour gagner le sanctuaire, par des petits chemins souvent marqués par la présence de croix.

Les vêpres l’après-midi, chantées en latin, sur le grand ton “an tor braz”. La fête religieuse se terminait souvent par un sermon suivi du “salut du Saint-sacrement” et d’une Bénédiction.

Le pardon était aussi la fête du quartier (ou de la paroisse). C’est une tradition très ancienne avec des jeux divers. Cette fête profane a pris parfois le pas sur la célébration religieuse.

 

 

Le Pardon: danses bretonnes.

Le Pardon: premières fraises de l’année!

Pardon 2013 – Les Jean posent pour la photo!

Accès rapide

Patrimoine bâti

Patrimoine maritime

Patrimoine naturel

Patrimoine immatériel

Espaces muséographiques

Abers patrimoine

Abers Patrimoine est un projet porté par l'office du tourisme du Pays des Abers

6 place de l'Europe
29880 Plouguerneau

Partenaires

Associations, communes du Pays des Abers

Contactez-nous

Confidentialité