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fiche de la chapelle dans l’Inventaire Régional
Initialement située sur l’île Tariec, la chapelle Sainte Marguerite fut rebâtie en 1852 sur la terre ferme à la place d’une plus ancienne. Cette dernière (en état de “décence et de sûreté convenable” en 1804) avait, selon le cadastre de 1842 la forme d’une croix grecque (à 4 branches égales), ce qui n’était pas banal.
L’édifice actuel a un plan rectangulaire allongé avec sacristie en hors-oeuvre à l’Est.

(Y-P Castel 1979, Inventaire Régional)
Entre 1868 et 1888 : achat d’une cloche.
1898 : dans un rapport, le recteur écrit “La chapelle est très fréquentée. On y demande souvent la messe, surtout les femmes mariées pour demander une heureuse délivrance.”
Les anciennes croyances furent donc intégrées dans la dévotion chrétienne en la chapelle.
1960 : réfection de la toiture.
1962 : réaménagement intérieur (lambris, enduit intérieur, peinture…)
La chapelle contient la statue en bois de Saint Tariec (fêté le 20 janvier). Représenté en abbé, à côté duquel il y a des galets arrondis, ce saint est paraît-il invoqué contre les empiètements de la mer, détail très intéressant dans ce contexte d’ensablement du littoral.
La chapelle se trouve au point le plus haut (20 m) de la presqu’île, en un lieu nommé CLEGUER MEUR (“le grand rocher” en celte) ou l’on célébrait autrefois un culte païen à des idoles de pierres (phalliques) symboles de fertilité et donc invoquées contre la stérilité. Dans le but de remplacer ce culte, la christianisation du lieu passa par l’instauration du culte de Ste Marguerite, vierge martyrisée à Antioche selon plusieurs sources
Présence de stèles de l’âge du fer dans le fond du jardin.
Fêtée le 20 juillet , elle est la patronne des femmes en couches…elle est reconnaissable au dragon qu’elle tient en laisse,on l’invoque pour soigner les maux de reins et pour les accouchements.
Pour quelle raison ?
L’une des nombreuses légendes à propos de Sainte-Marguerite est la suivante :
Vierge et martyre, son père était un prêtre païen à Pisidian Antioch (Asie mineure, Turquie moderne). Sa mère est morte quand Margaret était encore un enfant, et elle a été élevé et adoptée par une femme chrétienne. Un romain la dénonça en tant que chrétienne. Elle refusa de sacrifier aux dieux païens, les autorités essayerent de la brûler et de la faire bouillir dans un grand chaudron, mais à chaque fois elle en resortit indemne. Finalement, elle fut décapitée. La légende raconte qu’elle fut avalée par le diable qui avait pris la forme d’un dragon. Mais la croix qu’elle portait irrita tellement le ventre du dragon que celui-ci la fit resortir de son ventre. Ceci explique l’association de cette vierge avec la grossesse et l’accouchement…
C’est pour cette raison que le pardon de Ste Marguerite (en juillet) était plus fréquenté que celui de Brouënnou (jeudi de l’Ascension)…
Evolution du bâtiment
(carte postale ancienne - cliché de 1979 (Y-P Castel) - cliché d'avril 2007 (C. Labous)
Cartes postales anciennes :
Évolution de la forme sur le cadastre :
Vues extérieures :
(Photographies : Yves-Pascal CASTEL, Inventaire Régional, 1979)
Vues extérieures (2006) :
Vues extérieures (décembre 2007) :
échalier (barrière pour animaux)
Le maître-autel
En bois, peint en faux marbre. Monogramme
IHS sculpté sur le devant de l'autel.
Le document de l'Inventaire Régional
Réalisé par un atelier régional, au milieu du XIX iè siècle (XVIII iè selon
R. Couffon). La forme générale reprend celle du XVIII iè mais ici le gâble assez mou, la sécheresse du gradin fait plutôt penser au XIX iè siècle, peut-être au milieu du siècle, après la reconstruction de l'édifice.
Interieure Axiale Vers Est (Castel 1979)
vue intérieure axiale vers l'est
(Y-P Castel 1979)
Précisions sur la cloche
Dimensions : h. 40 cm ; diamètre 45 cm
Inscriptions :
PARRAIN JEAN FRANCOIS RAGUENES
DECOR : fonte de Vierge à l'Enfant à l'opposé de l'inscription
SOURCE : "Notices sur les paroisses" (du diocèse de Quimper et de Léon) par les chanoines Peyron et Abgrall, Quimper 1919, Vol. V, p.238
On en déduit que la cloche a été installée en effet entre 1868 et 1888, sous le rectorat de Jean-Marie COHANEC qui était aussi principal du collège St Antoine à Lannilis. "Jeannie" en est sans doute une parente.
Statue du Christ en croix
Bois polychrome. Technique de fabrication : sculpture en ronde-bosse d’applique.
Dimensions Christ : h. 105 cm ; l. 100 cm Croix : h. 160 cm ; l. 120 cm
Polychromie : pagne doré, couronne verte.
Réalisé par un atelier régional, fin XV iè, début XVI iè siècle.
Statue de la Vierge à l'enfant
Bois polychrome. Technique de fabrication : sculpture en ronde-bosse d’applique.
Dimensions : h. 95 cm ; l. 35 cm
Socle en plâtre. Polychromie : robe rouge, manteau bleu à revers vert. Fleuron dans la main droite de la Vierge, boule dans la main gauche de l’Enfant.
Réalisé par un atelier régional, fin XV iè siècle (“fin XIV iè” selon R. Couffon)
(Yves-Pascal CASTEL, 1972)(photos : Yves-Pascal CASTEL, 1972)
détail du visagedétail du visage
Statue de Sainte Marguerite
DESCRIPTION
Bois polychrome. Technique de fabrication : sculpture en ronde-bosse d'applique.
Dimensions : h. 85 cm ; l. 55 cm ; prof. 30 cm
Socle en plâtre. Polychromie : robe rouge, dragon vert.
HISTORIQUE
Réalisé par un atelier régional, début XVI iè siècle.
Statuette de Saint Méen
Statue processionnelle en bois polychrome représentant un évêque en chasuble tenant un calice voilé. Technique de fabrication : sculpture en ronde-bosse. En 1979 elle était conservée dans le salon du presbytère, au village. Elle est aujourd’hui dans le choeur de l’église St Gongard de Landéda
Dimensions : h. 51 cm ; l. 15 cm
HISTORIQUE : Réalisée par un atelier régional, début XVIII iè siècle.
la fiche de l’Inventaire Régional
PHOTOS (Y-P Castel, 1972) :
détail des mainsdétail des mains
vue du visagedétail du visage
Statue de Saint Tariec
DESCRIPTION
Statue processionnelle en bois de chêne polychrome représentant le saint moine, chaussé, en habits bruns, les mains reposant sur un bâton en T, brisé. Attribut brisé, polychromie écaillée.
Technique de fabrication : sculpture en ronde-bosse d'applique.
En 1979 elle était conservée dans le salon du presbytère, au village.Elle est aujourd'hui dans le choeur de
l'église St Gongard de Landéda.
Dimensions : h. 83 cm ; l. 30 cm ; prof. 24 cm
HISTORIQUE :
Réalisée par un atelier régional, deuxième moitié du XVII iè siècle.
Ce Saint était invoqué contre les empiètements de la mer, des galets ronds étaient disposés à ses pieds.
Pardon en août 1937
(source "Le courrier du Finistère" du 7 août 1937) :
En 1911, le témoigne du poète russe Blok (fiche à transférer) était moins tendre :
