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Chapelle Saint-Jaoua

Saint-Jaoua 29860 Plouvien - Situer

Des travaux importants sont engagés fin 2021: de ce fait, l’accès à l’intérieur de la chapelle est restreint pour une durée d’environ 2 ans.
Ouverture ponctuelle toutefois sur demande expresse (courriel: contact@bualsantjaoua.org)

Site web

Auteurs

Bual Sant Jaoua

Classée monument historique.
Edifiée au début du XVIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne chapelle romane, elle abrite le tombeau d’un saint. La voûte du porche est soutenue par les évangélistes aux quatre points cardinaux. Une fontaine du XVIIe siècle complète ce magnifique ensemble paroissial.
Par une visite virtuelle de l’enclos et de la chapelle , par une introduction des légendes  et la présentation  des vitraux, nous vous invitons à vous immerger dans ce magnifique édifice.

« Qui ne s’est jamais trouvé surpris de découvrir dans une petite chapelle bretonne des trésors médiévaux ou baroques dignes d’une cathédrale ? De frustes statues anciennes dans leur niche de pierre, des retables débordant d’angelots fleuris, des flèches ciselées sur l’horizon, cela et tant d’autres merveilles ornent en si grand nombre le territoire rural ou urbain qu’ils sont devenus indissociables de l’image de ce pays. Du menhir christianisé aux vitraux contemporains, c’est tout un peuple qui a forgé ce patrimoine, à la fois éminemment ouvert aux influences de tous les horizons, et en même temps soucieux de marquer les lieux d’un goût et d’un caractère qui lui étaient propres. C’est ainsi que dans son extrême diversité – décor théâtral des enclos paroissiaux ou touchant dénuement d’une croix isolée sur la côte – le patrimoine sacré en Bretagne a pris sa place unique dans une histoire qui est artistique tout autant qu’elle est re

L’enclos

Généralités

Vue d'ensemble

La chapelle de Saint Jaoua se trouve sur un vaste placître verdoyant qui lui va à ravir. A cette construction solide et gracieuse, les formes des différentes essences d’arbres, les vieilles croix aux fûts penchés, les piliers revêtus de lichens blancs et gris, les pierres tombales brodées de mousses, lui font le plus seyant des écrins.

 

Nous sommes ici face à un véritable enclos paroissial de Basse Bretagne comprenant:

  • un espace (ancien cimetière) entouré d’un muret
  • l’entrée soignée voire triomphale
  • l’ossuaire
  • le calvaire
  • l’église ou chapelle
  • la sacristie accolée au chevet

Le grand jour de l’enclos est le jour du Pardon, jour qui est à la fois une fête religieuse et spirituelle, un espace de prière, de pardon donné et reçu et une fête profane: l’assemblée d’une population, l’affirmation de l’identité de la communauté, l’entraide et la vie associative vécues dans la joie.
Ce jour-là toute la paroisse se réunit et les paroisses voisines participent avec leurs bannières et leurs croix enrubannées.

L’enclos a une signification communautaire: c’est là que se prenaient les repas du Pardon, avec tous les membres de la communauté; c’est là que se tenait l’assemblée où les femmes ont leur place, le droit à la parole et au vote au même titre que les autres membres.

Muret, croix, calvaires et pierres du placitre

A l’époque de la construction de la chapelle actuelle, l’enclos n’accueillait probablement pas de sépultures. Le sol était occupé par l’herbe et les arbres dont la vente procurait un revenu pour la « Fabrique ». Les inhumations se faisaient à l’époque dans la chapelle, les places les plus proches de l’autel étant les plus recherchées. Cependant en 1719, par souci de salubrité, le Parlement de Bretagne interdit les inhumations dans les chapelles et églises. A partir de cette époque, le muret de l’enclos protégeait de la divagation des animaux dans le champ des sépultures.
Les croix sont de formes et dates diverses.

Les croix des 4 piliers de l’entrée principale de l’enclos:

au dessus d'un pilier d'entrée

au dessus d’un pilier d’entrée

Les couronnements hémisphériques des piliers de cette entrée orientale du placître ressemblent étrangement à des stèles basses de l’âge de fer (500 ans avant J.C.), utilisées ici pour un usage différent de leur destination première, ils sont surmontés d’une  croix.. Les quatre piliers sont reliés deux par deux par une dalle granitique, posée sur le chant, appelée « ar bazenn » (le pas ou encore « porte des vivants ») destinée à protéger l’enclos de l’intrusion des animaux. Seul un passage entre les piliers du centre permet d’accéder facilement au placître. Cette porte cochère était réservée aux cortèges funèbres et aux processions festives.

 

 

Plus à l’ouest, une croix plus récente en kersanton du XIII°détail de la croix du XIII°

Elle montre sur sa face ouest un Christ, d’un travail soigné et sur l’autre face une vierge à l’enfant, fine et jolie, tenant une pomme dans sa main.
Hauteur: 4,70 m
Largeur de la base: 2,40 m
Croix: branches ronds, base tronconique, fût à pans, nœud
Crucifix: pieds en rotation externe
Peut être influence de Tournai par la commande de Jean IV à Runen (1381-1399)

Tout à côté, deux pierres tombales de 1817 et 1819
Elles rappellent la mémoire d’Arnaud  Largeteau et de Gabrielle Duvergé, son épouse, du manoir du Mézou: « ci-gît Arnaud LARGETEAU, propriétaire, décédé le 1er mai 1817 âgé de 7? ans »
Nota: Les registres d’acte de décès de Plouvien mentionnent le décès de M. Largeteau, (né à Libourne, fils de Jean Largeteau, notaire royal et de Marie Despujols), à l’âge de 78 ans. Le 10 juin 1819, décédait son épouse Gabrielle Duverger (née à Brest et fille de Nicolas Duverger et Magdelainre Jézéquel) à l’âge de 74 ans. En 1813, l’abbé Bernicot, curé de Plouvien réagissait à une enquête (suite à un décret impérial) : il mentionnait le souhait de M. Largeteau de conserver la jouissance de célébrer les Saints Mystères dans son oratoire privé, privilège accordé par l’évêque vers 1805.

La pierre cylindrique dressée au milieu de l’enclos

pierre "lec'h"

Elle passe pour une table d’offrande, dite « lec’h », ainsi qu’une pierre analogue posée à gauche de l’entrée méridionale. Elles posent bien des questions: la forme, la mouluration sobre, pourrait faire penser à des vestiges gallo-romains (55 av. J.C.) ou à la réutilisation d’une colonne de l’église romane (comme cette autre pierre dans la chapelle, retrouvée dans le mur de l’enclos). Elles pourraient avoir soutenu la charpente de l’église romane, ou signifier la présence d’une tombe……..

 

Côté sud, une croix du Moyen Age
Soubassement de 2 degrés.
Le socle oblong de profil fruste qui supporte cette croix fait penser à une dalle funéraire sans âge qui pourrait avoir recouvert une sépulture très ancienne.
Croix: monolithique à pans, branches pattées.
Hauteur: 3,70 m.

Enfin à  l’entrée sud du placître: une croix du XVI° siècle
Fût: à pans (octogonal), nœud, calice
Croix: branches rondes, crucifix
Le Christ regarde vers l’ouest comme dans beaucoup de calvaires bretons. Un calice est gravé sous ses pieds ce qui semble indiquer qu’un prêtre aurait pu le faire ériger.
Le fût mesure 2,37 m et il est surélevé de 1,32 m.

Table d’offrande de Pors Ar Groas

table d'offrande de Pors ar Groas

Sur la route de Bourg-Blanc, à 500 m environ, on observe un curieux monument de 1,40 m et datant du Moyen Age: la charrette qui conduisait la dépouille mortelle de Jaoua se serait cassée à cet endroit..
Une croix à chaque extrémité de la table: l’une pattée avec gravures circulaires, l’autre de section octogonale et et posée sur stèle.

 

Ossuaire

Le sol de la chapelle offrant un espace assez restreint, les ossements retirés du sol lors de nouvelles inhumations, sont déposés dans un ossuaire encore appelé reliquaire ou charnier. L’ossuaire est ici de style gothique, avec huit arcades; il est adossé aVue de l'ossuaire et porcheu côté sud de la nef et appartient à la masse même de l’édifice. C’est une disposition que l’on retrouve ailleurs en Bretagne à partir du XVème siècle: à St Jean du Doigt (29), Sainte Melaine de Morlaix (29), Kergrist-Moëllou (22)

Clocher

C’est sur un arc imposant, séparant la nef du transept, que le clocher de la chapelle clocher-8repose. Sa silhouette se distingue par deux baies à jour géminées et d’une troisième plus petite au-dessus. Dans son architecture et par sa position dans l’édifice, c’est un clocher assez proche du « clocher-mur »: un pignon surélevé en une sorte de fronton percé d’une ou plusieurs baies renfermant les cloches.
Actuellement, une seule cloche à St Jaoua, dédiée à St Pierre, elle provient sans doute de l’église paroissiale de Plouvien.

La chapelle est un édifice un peu écrasé au sol, et l’on touche de la main les ardoises du toit  le long des murs: l’accès au clocher, par les marches agencées sur les rampants du toit, n’en est que plus facile.
Ce type de construction n’est pas rare: Chapelle Saint Vio en Tréguennec (29), Notre Dame de Tréminou en Plomeur (29)

Inscription sur la cloche:
« j’ai été fondue à Brest en octobre 1814 du temps de Messire Jacques Bernicot curé de
la paroisse de Plouvien. Dédiée à Saint Pierre; Parrain et marraine ont été Monsieur Joseph Mathy-Bizet et dame Anna Christine de Coataudon.
Monsieur François Madec, maire, monsieur Joseph Floc’h (Kounneegtter: mots ou lettres non déchiffrées) marguiller, trésorier en exercice. »

 

Le plan de la chapelle

SCHEMA (2)

 

Reliée au paysage naturel par une plantation de châtaigniers, de chênes et séparée de l’espace profane par un placître, la chapelle de Saint Jaoua se présente comme un bâtiment court et bas, érigé dans un granit sombre. S’il est impossible de déterminer la provenance de cette pierre, il ne parait pas incongru d’imaginer le charrois des paroissiens, réquisitionnés par le Conseil de Fabrique. Ils pouvaient transporter la pierre extraite d’une des carrières que comptaient la paroisse de Plouvien qui, à l’époque comprenaient la trêve de Bourg-Blanc et de Loc-Brévalaire.

La chapelle est un édifice en forme de croix latine, quelque peu irrégulière, sur laquelle se greffent sur la partie méridionale un porche et au nord-est une sacristie entre les croisillons nord et sud et le chœur est fermé d’un chemin plat.

La nef est dépourvue de bas-côtés. elle est percée d’une porte en arc brisé que surmonte une petite ouverture quadrilobée et d’un unique vitrail sur la façade nord.
A l’est de la nef, terminé par l’arc qui supporte le clocher central, se développe le transept. Chaque croisillon est ajouré de deux vitraux.
L’intérieur de la chapelle.

Une chapelle qui s’inscrit dans un contexte architectural rural breton où l’effort est principalement porté sur le sanctuaire.

le choeur

le chœur

Pas de bas-côté, une nef assez fruste et obscure; une grande fenêtre éclaire le vaisseau central.et un chœur de faible profondeur accentuant le mouvement unificateur de l’intérieur.
Les murs intérieurs auraient été chaulés au XVIII° siècle lors d’une épidémie de peste, recouvrant des fresques murales antérieures.

A VOIR particulièrement:
  • les crédences du chœur et du croisillon sud
  • une poutre de gloire dans le transept sud
  • détail de sablière (2)les petites figures jalonnant les sablières des bras du transept
  • des fresques dans le bras nord
  • une dalle funéraire
  • une meurtrière pour suivre l’office à l’extérieur
  • le gisant de St Jaoua
  • l’armoire de la fabrique, actuellement dans la nef. Elle abritait jadis, les archives de la paroisse, les titres de propriété, les actes de fondation, l’argenterie, l’argent. Elle était fermée par trois serrures différentes dont  les clés étaient remises à trois personnes différentes de la « fabrique ». Cette armoire était dans la sacristie.
    galerie intérieur

Les statues
St Jaoua et St Michel du XVIIIèmeSte Catherine , St Goulven et Vierge à l’enfant du XVème sont en bois polychrome.
St Luc (XII ème) et Ste Catherine d’Alexandrie (XVème ou XVI ème) sont en pierre polychrome
St Laurent (XXème) est en bois d’if sculpté par JL Le ROUX artiste local né à Plouvien.
galerie statues

Le tombeau de St Jaoua
Le tombeau de St Jaoua a vraisemblablement été édifié au XVème siècle.
Le soubassement en pierre de kersanton est décoré en son pourtour d’arcades gothiques soutenues par de petites colonnes. Il ménage un étroit passage allant d’une extrémité à l’autre du monument funéraire.
gisant St Jaoua (1)Sur le tombeau est couchée l’effigie du Saint Evêque portant ses ornements. L’orientation des ornement sacerdotaux semblent indiquer que Saint Jaoua s’est vu confier une fonction de “chorévêque”
Un chien est couché ses pieds. Sa tête repose sur un coussin tenu par deux petits anges.
Sur les bords sud de la la table, on retrouve une inscription en caractères gothiques: « S. Joevin, epus. leonensis, fuit huic. Sepultus », soit: « Saint Joevin Evêque de Léon,fut ici enseveli. »

Une question relative à ce tombeau est restée sans réponse: le couvercle du sarcophage est profondément entaillé pour une raison mystérieuse; le Chanoine Abgrall, qui y a fait des fouilles au début du 20ème siècle, suggérait la réutilisation d’une stèle préchrétienne, remontant à une lointaine époque.

Le porche
Le porche, accès majeur de la chapelle, est un élément indispensable des églises et chapelles bretonnes. C’est le lieu de rencontre, avant et après la messe, où l’on discute des questions du jour, assis sur les bancs de pierre. C’est en quelque sorte une salle où le « général » de la paroisse, constitué des notables et présidé par le curé, délibère des affaires internes de la communauté paroissiale.
Le porche est percé dans un pignon épaulé  par deux contreforts.  Un pinacle à fleuron gothique couronne chaque contrefort. Cinq minuscules et légers festons bordent chacun des deux rampants, réunis par un troisième feston. Au-dessus était la statue de St Laurent, aux pieds duquel se trouvait une dame de Kéraliou, donatrice, ainsi que son blason. Ici, à St Jaoua, pas d’apôtres, comme souvent dansle porche le porche, mais les quatre évangélistes:
  • St Mathieu à droite en entrant
  • St Luc, à gauche en entrant
  • St Marc, à gauche au fond
  • St Jean, à droite au fond (avec date MDLXIX, soit 1569)

 

Chaque statue est surmontée d’un blochet sculpté d’une figure anthropomorphe, présentant l’apôtre qu’il domine. Les évangélistes sont reliés deux à deux, latéralement, par une sablière sur laquelle sont figés des décors faits de volutes entrelacées et de figures humaines. Malheureusement, il ne reste plus rien de la polychromie qui colorait ces ensembles de bois

IMGP0768En Bretagne, le nombre quatre est manifesté dans l’art à dominante chrétienne sous la forme des quatre évangélistes qualifiés de Fevar Post Ar Bed (les quatre piliers du monde).

Ils sont souvent dans les quatre directions de l’espace. A la chapelle St Jaoua, ils soutiennent la voûte du porche sud, des quatre coins où ils sont placés.

Plusieurs légendes liées à la vie de St Jaoua sont extraites d’écrits ou ont été transmises par les générations successives.

Le bœuf sauvage de Jaoua
Jaoua, que tous appelaient « l’ermite » parce qu’il aime vivre en solitaire, trouve une source très limpide avec du sable très blanc, environnée de bois très épais. Il commença à vivre dans une toute petite cabane qu’il avait construite. Mais un buffle sauvage avait l’habitude de venir tous les jours boire à la source et démolissait la cabane de Jaoua qui la reconstruisait à nouveau…et ainsi plusieurs jours de rang!
Jaoua en appela alors à son maître et oncle, Pol Aurélien. Celui-ci arriva sur les lieux, remarqua la beauté de l’emplacement et dit à son neveu: « Jaoua, si tu le veux bien, ce lieu sera à moi et le mien sera à toi ».
A ce moment, la bête sauvage arriva, selon son habitude. Apercevant Pol debout devant l’entrée de la cabane remise de nouveau en état, elle avançât toute tremblante et effrayée. Elle se prosterna trois fois aux pieds de Pol, la ête baissée, les genoux fléchis comme pour demander pardon. Pol lui dit: « Je te pardonne, va en paix, mais ne reviens plus jamais ici »; Elle baissa de nouveau la tête comme pour dire adieu, s’en alla et plus jamais on ne la revit.

Pors ar Strak (Pors ar Groas)
A sa mort, selon le désir qu’il aurait exprimé, le corps de Jaoua fut mis sur un chariot traîné par par deux bœufs qu’on laissa aller à l’aventure, là où ils voulaient.
On raconte que ceux-ci vinrent jusqu’à un lieu dit « Pors ar strak »,aujourd’hui appelé « Pors ar Groas » (la cour de la Croix). Le chariot qui portait la dépouille mortelle de Jaoua craqua, mais les bêtes continuèrent pendant 500 mètres jusqu’à un endroit où il se brisa complètement. On y ensevelit Jaoua et on y bâtit une chapelle (l’emplacement actuel de la chapelle serait aussi l’emplacement du premier ermitage de Jaoua à Plouvien).
Le chemin de Stréat ar Rélégou
A l’entrée du bourg de Plouvien par la route de Gouesnou, un chemin ancien porte le nom de Stréat Ar Rélégou (Passage des Reliques) et indiquerait un pont de passage des Reliques de Saint Jaoua. S’agit-il du parcours fait par les bœufs qui transportaient la précieuse dépouille du Saint ou plus probablement du passage ;des Reliques de Saint Jaoua lors de leurs transferts?

La chapelle de Saint Jaoua, dans son écrin de verdure, habillée de nouveaux vitraux, brille de tous ses éclats, de jour comme de nuit. Le résultat est magnifique, à la hauteur de la beauté de la chapelle ! N’hésitez pas à venir le découvrir.

Les nouveaux vitraux

Ces sublimes vitraux sont le fruit d’un long travail initié par les bénévoles de l’association « Bual Saint Jaoua », en collaboration avec la commune et des professionnels en charge de la valorisation du patrimoine. Ils viennent éclairer l’architecture de la chapelle considérée par beaucoup comme l’une des plus belles du slecteur.

Disposant de peu d’information sur les vitraux d’origine, la mairie, associée à l’association « Bual Sant Jaoua », a décidé d’en créer de nouveaux. Elle a donc lancé un appel à projet auquel ont répondu dix-sept artistes verriers. Parmi ces projets, c’est celui d’Udo Zembok et son épouse Pascale qui a été retenu.

Une création d’Udo Zembok

« Dieu parle et le chaos se dissipe à sa voix. » Ces mots de Voltaire introduisent les recherches d’Udo Zembok, sur la lumière-couleur.

Après s’être beaucoup documenté sur les lieux, l’artiste a imaginé ses dessins et ses couleurs. Il s’est appuyé sur l’orientation de la chapelle, avec des lumières évocatrices pour chaque point cardinal, chaude et rouge pour l’est, jaune pour le sud, vert bleu pour l’ouest et enfin violet pour le nord. A ces points cardinaux se superposent les quatre éléments : eau et feu, air et terre. Il suit un chemin d’Est en Ouest comme la course du soleil dans un espace d’espérance

Tout le travail d’Udo Zembok a été de « rendre visible la lumière invisible » et « de mettre en valeur les dentelles de pierre du XVIe siècle et les formes des verrières »… ce qui, à notre avis, est parfaitement réussi.

La technique utilisée (thermoformage) permet une douce luminosité quelle que soit la météo. Les vitraux contribuent à créer dans la chapelle une ambiance chaleureuse, paisible, propice à la sérénité et à la méditation.

A partir des dessins et des couleurs créés par l’artiste, les vitraux ont été réalisés aux Ateliers Loire à Chartres, capitale du vitrail, in 2016.
L’artiste poursuit ses recherches artistiques sur la “lumière-couleur” et ses créations sont accessibles sur son site internet.(cliquer)

Cette création originale vient enrichir la belle collection de vitraux de nos chapelles et églises du Pays des Abers.

 

 

 

 

Des travaux importants de sauvegarde de la chapelle Saint Jaoua sont engagés!
La priorité: étanchéité des murs et couverture, puis travail sur les fresques et la fontaine.
La ville de Plouvien suit cette opération, avec le concours de la Fondation du Patrimoine. (cliquer)

Les 2 chapelles Classées de Plouvien (Saint Jaoua et Saint Jean Balanant) connaîtront donc deux années animées et nous réalisons ici une communication commune avec le concours de Innov’Events, agence évènementielle..
Plusieurs publications vous présenteront les chapelles avant, pendant et après la rénovation, ainsi que leur histoire, et les éléments les plus représentatifs de chacune d’elles.

Explications (cliquer) par Marguerite LE ROUX, présidente de l’association.

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